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Tosh Sherkat a eu le courage de ses convictions sur le climat, dit Escalade Canada

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À 23 ans, Tosh Sherkat a décidé de quitter l'équipe nationale d'escalade à cause de l'impact de ses voyages sur les changements climatiques.

Photo : Radio-Canada / Rohit Joseph

Radio-Canada

Même si Escalade Canada se dit déçue de voir le grimpeur Tosh Sherkat quitter l'équipe nationale en réponse à l'urgence climatique, l'organisation salue le courage de ses convictions.

Le directeur national des programmes, Andrew Wilson, dit respecter la décision de l’athlète. Plusieurs des éléments qui l’ont conduit à affirmer ce en quoi il croit de façon aussi passionnée sont ceux qui font de lui un bon grimpeur, note-t-il. Il est discipliné, déterminé et extrêmement passionné.

Je suis évidemment déçu de le voir partir, mais il faut beaucoup de courage pour affirmer ses convictions de la sorte.

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Tosh Sherkat est un grimpeur britano-colombien.

Photo : Instagram : tosh_sherkat

Un choix difficile

Le grimpeur de Victoria a choisi de se retirer de l’équipe nationale d’escalade en réponse aux effets des voyages de l’équipe sur le climat et à son hésitation à représenter le pays considérant la façon dont ont été traitées les Premières Nations au cours de l’histoire.

Tosh Sherkat a quitté Nelson, en Colombie-Britannique, pour s’installer sur l’île de Vancouver afin de se joindre à une école d’escalade.

Durant la première année de compétition, je me suis qualifié pour l’équipe jeunesse, raconte le grimpeur de 23 ans.

Il a passé les neuf dernières années à compétitionner, dont les six dernières comme membre de l’équipe nationale.

Il a toutefois décidé de se retirer à la mi-octobre parce que, selon lui, il devenait de plus en plus difficile de réconcilier le sport d’élite et ses propres convictions.

On s’engage à voyager partout au tour du monde pendant quelques années jusqu’à atteindre un certain succès, explique-t-il.

Si on veut devenir un grimpeur professionnel à l’extérieur, il faut être capable de se rendre dans des endroits renommés et y passer beaucoup de temps.

En plus des voyages, la quantité de viande qu’il doit manger pour trouver les protéines dont il a besoin et l’impact de l’élevage sur l’environnement a aussi poussé le jeune grimpeur à réfléchir.

Tout le monde de ma génération commence à penser au changement climatique et à l’impact que chacun de nous peut avoir, souligne-t-il. C’était facile, pour moi, de penser à ce que je fais et de me demander ce qui produit le plus de carbone.

Outre l’environnement, les questions autochtones

Outre l’environnement, l’autre préoccupation de Tosh Sherkat est le traitement historiquement réservé aux Autochtones du pays.

Au cours des derniers siècles, le gouvernement du Canada a tenté de déplacer les peuples autochtones, donc je devais me demander comment je peux participer à une compétition internationale si je ne veux pas représenter ce génocide, explique-t-il.

Ce sont ces réflexions qui ont motivé sa décision. Il ne compte pas se retirer totalement de la compétition, mais à l’avenir, il participera en son propre nom et seulement lorsque l’épreuve a lieu dans un rayon déterminé.

Avec les informations de l’émission All Points West

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