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Mel Lastman, personnage populaire et controversé de l’histoire de Toronto

Mel Lastman portant un costume-cravate devant la ville de Toronto en arrière-plan.

Mel Lastman dans son bureau en 1998.

Photo : Reuters

Radio-Canada

L’ancien maire de Toronto Mel Lastman s’est éteint à l'âge de 88 ans. Retour sur des moments marquants de sa vie et de sa carrière.

Le Bad Boy des meubles

Avant d’entrer en politique, Mel Lastman s’établit d’abord comme homme d'affaires.

Issu d’un milieu très modeste, il ouvre en 1955 un premier magasin de meubles et d’électroménagers sur le chemin Weston, à Toronto. Ces magasins Bad Boy deviendront une chaîne et gagneront en popularité grâce à une série de coups publicitaires marquants.

Une série d'images avec le slogan : « Qui est meilleur que Lastman's Bad Boy? Personne! »Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les campagnes publicitaires pour les magasins Bad Boy.

Photo : badboy.ca

Carrière politique : de North York à Toronto

Avant d’arriver à la tête de Toronto, Mel Lastman a été maire de l’ancienne ville de North York, un poste qu'il a occupé pendant 24 ans, de 1973 à 1997.

Quand North York et plusieurs autres villes sont fusionnées par le gouvernement conservateur de Mike Harris, il décide de faire le saut et de se présenter. Il remporte la course et devient, le 1er janvier 1998, maire de cette nouvelle mégapole avec un nouveau surnom à la clé : Mega City Mel.

Il est réélu en 2000 mais ne se représente pas à la fin de son deuxième mandat, en novembre 2003.

Une guerre contre la neige

En 1999, Toronto reçoit l'équivalent, en moins de deux semaines, des chutes de neige d'une année entière. Un record datant de 1871 est alors battu. La Ville Reine, mal équipée pour affronter de telles précipitations, est paralysée. Les tempêtes lui coûtent près de deux fois son budget annuel de déneigement.

À l’époque, Mel Lastman trouve la situation si catastrophique qu'il appelle l'armée canadienne en renfort.

Image d'archives montrant des soldats dans un véhicule militaire à Toronto.

Mel Lastman fait appel à l'armée canadienne lors des tempêtes de neige de 1999 (archives).

Photo : Radio-Canada

Cet épisode a fait de Toronto la risée du pays et fait encore sourire bien des Canadiens de nos jours. Le maire, quant à lui, a toujours défendu cette décision.

Gaffes et remarques controversées

Mel Lastman est aussi connu pour avoir tenu à plusieurs reprises des propos controversés.

En 2001, à la veille d’un voyage au Kenya pour faire la promotion de la candidature olympique de Toronto auprès des membres africains du Comité international olympique, il déclare : Pourquoi diable est-ce que je voudrais aller dans un endroit comme Mombasa? Je m’imagine seulement dans une marmite d’eau bouillante avec les indigènes qui dansent autour de moi.

Lastman s’est par la suite excusé pour ces propos qu’il a qualifiés d’intempestifs et a assuré qu’il n’avait jamais eu l'intention d’offenser qui que ce soit.

En 2003, lors de la crise du SRAS, Mel Lastman s’en est également pris à l’Organisation mondiale de la santé quand celle-ci a émis un avis déconseillant tout voyage non essentiel à Toronto.

Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Je ne sais pas qui est ce groupe. Je n'ai jamais entendu parler d'eux auparavant, a-t-il alors déclaré.

Entre autres sorties notables, les Torontois se souviendront peut-être qu’en 1998, alarmé par la perspective d'une rupture au sein des Spice Girls, Mel Lastman avait écrit une lettre à Ginger Spice, alias Geri Halliwell, l'exhortant à régler son différend avec le reste du groupe pop anglais.

Sa liaison illicite avec une femme qui prétendait que ses deux fils étaient ses enfants illégitimes a aussi fait les manchettes.

Malgré tout, Mel Lastman est resté populaire. À l’annonce de son décès, le premier ministre Doug Ford l’a décrit comme un vrai leader et un bâtisseur pour Toronto. Le maire actuel de Toronto, John Tory, a quant à lui parlé d’un homme gentil et généreux, qui avait une personnalité plus grande que nature.

Avec les informations de La Presse canadienne

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