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Les vélos électriques pourront circuler sur davantage de sentiers à Banff

Gens qui font du vélo électrique à Banff.

Le site de Parcs Canada indique que seuls les vélos équipés d’un ou plusieurs moteurs électriques ayant une puissance combinée de 500W ou moins et allant jusqu’à 32 km/h sont permis dans le parc de Banff.

Photo : Site de Banff Cycle

Les vélos électrique à assistance au pédalage sont permis à plus d'endroits, dont des sentiers de l’arrière-pays, depuis samedi dans le Parc national Banff, ce qui inquiète des environnementalistes, mais réjouit les amateurs de cette façon de se déplacer.

Pour Clare McCann, présidente de l’Alliance de vélo de montagne de Bow Valley, il s’agit d’une excellente nouvelle qui risque d’attirer davantage de visiteurs.

L'Alliance ne pouvait pas être plus enthousiaste, lance-t-elle. Nous sommes tous d'accord pour dire que nous voulons plus de gens à vélo.

Cela offrira un plus grand terrain de jeu pour les amateurs du sport et donnera la chance aux gens moins en forme d’accéder à des sentiers plus reculés, estime-t-elle.

« C'est un pas dans la bonne direction pour que les gens sortent de leurs voitures et voient la beauté que nous avons ici. »

— Une citation de  Clare McCann, présidente de l’Alliance de vélo de montagne de Bow Valley

Selon elle, ce ne sera pas négatif pour la vie sauvage puisque les vélos électriques ne seront pas permis sur l’entièreté du territoire.

Impact sur la faune

Cette nouvelle ne fait pas l’affaire de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP Canada) du sud de l'Alberta.

Sarah Elmeligi, coordinatrice du Programme des parcs nationaux pour SNAP Canada, explique qu’ils sont très favorables à l'utilisation des bicyclettes électriques dans les zones urbaines et sur les sentiers locaux aménagés.

Cela peut aider à réduire le trafic. C'est un excellent moyen de transport. Cela peut réduire les émissions, il y a beaucoup d'avantages qui en découlent, dit Sarah Elmeligi.

Toutefois, autoriser les vélos électriques sur les sentiers donnant accès à l’arrière-pays, tels que Healy/Brewster Creek et le sentier Redearth Creek, peut avoir un impact sur la faune, souligne-t-elle.

Il s’agit notamment de zones essentielles pour l'habitat des grizzlis et les grizzlis n’aiment pas beaucoup les gens, explique Mme Elmeligi.

Selon elle, permettre l’accès à ces vélos dans ces zones est contradictoire avec le plan de gestion de Parcs Canada qui désire augmenter la sécurité de l'habitat des grizzlis.

Si vous voulez augmenter la sécurité de l'habitat, vous ne pouvez pas introduire un tas de gens dans un habitat de haute qualité, indique-t-elle.

Elle ajoute que la forte présence humaine dans l’arrière-pays entraîne le déplacement des habitats des animaux qui tentent d’éviter les gens.

De plus, avec les vélos électriques à assistance au pédalage, qui permettent notamment à plus de gens de se rendre plus loin et plus rapidement dans les sentiers, elle craint que les animaux n’aient pas le temps de se déplacer et que cela engendre davantage de collisions, particulièrement avec les grizzlis.

Conséquence sur l’expérience des visiteurs

En plus d’avoir une incidence sur la faune, elle ajoute que les accès élargis peuvent également avoir des conséquences sur l'expérience des visiteurs.

En tant que randonneuse passionnée, l'une des raisons pour lesquelles je vais dans l’arrière-pays est que c'est un travail difficile et que peu de gens font ce travail, raconte-t-elle.

« Il est donc plus facile pour moi de trouver la solitude et de me connecter avec la nature sauvage dans ces zones peu fréquentées. »

— Une citation de  Sarah Elmeligi, coordinatrice du Programme des parcs nationaux pour SNAP du sud de l'Alberta.

Elle note également les impacts sur la flore notamment le durcissement des sentiers, l'accroissement de l'érosion et le piétinement de la végétation.

Pas très transparent

Elle souhaite que Parcs Canada fournisse les données justifiant l'expansion.

Si les données collectées lors du projet pilote ne peuvent être fournies, elle estime juste de demander à Parcs Canada d’attendre que plus de données soient collectées ainsi que de lancer une consultation publique.

Sarah Elmeligi déplore également que personne n’était au courant que [la nouvelle activité restreinte] donnerait accès à de nouveaux sentiers et à l’arrière-pays.

Elle indique avoir appris la nouvelle sur les réseaux sociaux. La façon dont nous l'avons découvert n'était pas très transparente, dit-elle.

Les parcs nationaux appartiennent à tous les Canadiens, alors c’est important qu’il y ait une prise de responsabilité et de la transparence dans la prise de décision de la direction. Dans cette situation particulière, il n’y en a pas eu et c'est inquiétant.

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