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L’envoi de services d’urgence est parfois retardé faute d’ambulanciers en Alberta

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Les services d'urgence se font parfois attendre, notamment dans la région de Calgary, selon le syndicat des ambulanciers.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des citoyens de plusieurs régions de l’Alberta ont été contraints d’attendre ou se sont fait dire qu’il n’y avait pas d’ambulance disponible lorsqu’ils ont communiqué avec le 911 au cours des dernières semaines. Le manque d’ambulanciers serait à l’origine de ce problème, dit le syndicat.

La fin de semaine dernière, au moins 31 appels se sont heurtés à un code rouge, ce qui signifie qu'aucune ambulance ne peut se déplacer, a expliqué l’Association des sciences de la santé de l’Alberta, le syndicat des ambulanciers paramédicaux de la province.

Dans 39 autres cas, des Albertains ont été contraints d’attendre entre 30 et 86 minutes avant de voir arriver les secours.

Pourtant, les normes provinciales prévoient que 90 % des appels d’urgence doivent obtenir réponse en moins de 12 minutes dans les centres urbains et en moins de 15 minutes dans les plus petites communautés d'au moins 3000 habitants, ont fait savoir les Services de santé de l'Alberta (AHS).

Le syndicat a publié ces statistiques dans le cadre d’une campagne médiatique qu’AHS refuse de commenter. Dans une déclaration, l’agence soutient toutefois que la plupart des appels au 911 reçoivent une réponse rapidement et de façon appropriée.

Selon le président du syndicat, Mike Parker, 33 ambulances sont restées à quai faute de personnel le week-end dernier, tandis que d’autres véhicules ont été contraints de sortir de leur secteur de patrouille pour répondre à des appels d’urgence.

Un code rouge à définition variable

M. Parker déplore du même souffle la façon dont sont gérés les effectifs lors de codes rouges. Si AHS affirme que des manques d’effectifs ne durent parfois qu’une trentaine de secondes, le président du syndicat peine à y croire.

Durant ces 30 secondes, que s’est-il passé? Une ambulance a répondu une fois, ce qui veut dire que le code rouge est terminé. Pour une population d’environ 1,5 million de personnes, à Calgary par exemple, une [seule] ambulance ne suffit pas pour que la population soit en sécurité, note-t-il.

Le week-end dernier, 55 ambulances ont quitté leur territoire pour répondre à des appels d’urgence dans une région avoisinante. De ce nombre, huit ambulances ont été dépêchées d’Airdrie pour répondre à des appels de Calgary.

La région métropolitaine figure également parmi les endroits où les temps de réponse sont les plus longs puisque des ambulances sont parties d’aussi loin que de Banff, à 86 minutes de route, pour donner un coup de main, précise le syndicat.

Opioïdes et COVID-19, un cocktail nocif pour les services d’urgence

Parmi les facteurs qui expliquent les difficultés du système ambulancier de la province, les Services de santé de l'Alberta citent une augmentation historique du nombre d’appels au 911 à cause de la pandémie de COVID-19 et de la crise des surdoses d’opioïdes.

Le nombre d’appels d’urgence a augmenté de 30 % depuis 2019, indique l’agence provinciale. Pour y répondre, 232 ambulanciers ont été embauchés tandis que 30 postes à temps plein et 70 postes à temps partiel ont été créés dans la province, précise AHS dans une déclaration écrite.

L’agence a également rapatrié la gestion des opérations d’urgence de Calgary, de Lethbridge, de Red Deer et de la municipalité régionale de Wood Buffalo dans une manœuvre qui a suscité la colère des maires de ces villes.

Avec les informations de Rob Easton et de l’émission Calgary Eyeopener

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