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Une nouvelle maison de chambres ouvre à Montréal

Une rangée d'immeubles

L'immeuble à chambres qui accueillera les futurs locataires avant Noël.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un immeuble dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, fait peau neuve afin d’accueillir des gens qui ne sont pas admissibles dans les projets d'habitation sociale traditionnels. Après des années marquées par des activités criminelles, le lieu se transforme en maison de chambre, une première au Québec.

L’immeuble qui se situe au 3629, rue Sainte-Catherine abrite 14 logements. Pour chaque locataire, on prévoit notamment un lit, une table, des chaises, un micro-ondes et un petit réfrigérateur. Il y a également des salles d’eau, des douches et une cuisine commune.

On voulait un espace commun pour pouvoir cuisiner s’ils souhaitent cuisiner, a souligné Sylvie Boivin, la directrice générale de l’organisme communautaire l’Anonyme, porteur du projet, précisant que les locataires pourront rester tant qu’ils voudront. Aucune limite de temps n’est imposée aux locataires.

L’endroit va accueillir 16 personnes dans les prochains jours, selon des critères plus souples.

Les gens vont être refusés dans des hébergements, dans des logements pour toutes sortes de raisons : consommation, animaux, enjeux au niveau de la santé psychologique. L’idée, c’est que ce sont ces personnes-là qui seront visées par le projet., a indiqué le directeur adjoint de l’Anonyme, Julien Montreuil.

Pour nous, le droit au logement est une priorité .

Une citation de Sylvie Boivin, directrice générale de l'organisme l'Anonyme

Les futurs locataires devront cependant respecter trois règles.

Un lit simple, une table et une chaise

Une des chambres de l'immeuble

Photo : Radio-Canada

Tant qu’ils paient leur loyer, conservent une certaine quiétude et gardent leur chambre avec un certain niveau de salubrité adéquat, ils peuvent rester ici sans problème, a précisé M. Montreuil.

Ce projet réjouit Alexandre Paradis, directeur général de SOS itinérance.

C’est une bonne chose. On va passer d’une piaule de crack à une maison de chambres pour les gens qui allaient dans cette maison-là. Enfin une place pour eux, dit-il.

Ce projet porté par l’organisme l’Anonyme a bénéficié d'un peu plus de trois millions de dollars de la Ville de Montréal et d’un financement du fédéral et du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Avec les informations de Samuel Rancourt

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