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Un avertissement de grève lancé par les ambulanciers paramédicaux en Gaspésie

Les ambulanciers attendent patiemment près de l'hôpital.

Le cheval de bataille des ambulanciers paramédicaux concerne l'abolition des horaires de faction.

Photo : Radio-Canada / Boris Firquet

Perrine Bullant

Les ambulanciers paramédicaux de Paraxion et de Services Secours Baie-des-Chaleurs ont voté en faveur de la grève pour faire pression sur Québec. Les employés réclament que les négociations sur l'ajustement de leur échelle salariale mènent à une entente avant la période des fêtes.

Les négociations ont assez duré, estime David Gagnon, vice-président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec. Le gouvernement est en charge de la dernière partie de la négociation. Ça fait plus d'un an et demi qu'on est sans contrat de travail et on va se retrouver à régler une convention collective qui va s'étaler sur 3 ans et dont un an et demi va être passé. Il faut signer rapidement, s'impatiente-t-il.

Dans la liste des revendications, le cheval de bataille du regroupement syndical concerne l'abolition des horaires de faction.

Ça oblige les paramédics à être disponible pendant des périodes de 24 heures, et ça peut aller jusqu'à 7 jours consécutifs, détaille David Gagnon. D'après le représentant syndical, ce rythme de travail n'encourage pas la rétention d'employés et rend complexe l'organisation de la vie de famille des employés.

Il considère aussi que ce n'est pas le système le plus fiable pour répondre aux besoins de la population. Les ambulanciers, sur appel, sont tenus de rester dans un rayon de 5 kilomètres de la caserne pour répondre aux appels d'urgence. Pour David Gagnon, ce système représente un problème.

Ça implique des délais qui peuvent aller de 7 à 8 minutes. Imaginez quand il fait tempête. Dans un domaine où chaque seconde compte, 10 minutes, ça peut être très très long, calcule le vice-président du regroupement syndical.

Pour contrer ce problème, le syndicat réclame des horaires réguliers et que les employés se relayent dans des quarts de travail. On est conscient qu'à certains endroits, ça va peut-être prendre des horaires de faction, mais ça pourrait être négocié et non imposé aux paramédics, concède-t-il.

De meilleures conditions salariales

Les ambulanciers souhaitent un ajustement de leur échelle salariale pour mieux répondre à l'ensemble de leurs responsabilités.

Depuis 5 ou 6 ans, on a ajouté des cordes à notre arc et on vise une pratique communautaire qui va au-delà de simplement se rendre chez une personne pour lui offrir uniquement le transport vers l'hôpital. On veut développer un autre champ de pratique et c'est équitable que ce soit compensé, détaille David Gagnon.

Le dernier point de négociation concerne le départ à la retraite à l'âge de 55 ans.

Actuellement, les ambulanciers paramédicaux peuvent cesser leur carrière professionnelle à 60 ans, sans pénalité. Toutefois, David Gagnon insiste sur le travail difficile que représente sa profession. On se rend compte que les paramédics ne finissent pas leur carrière et qu'ils trouvent un autre emploi pour combler la fin de leur vie professionnelle. C'est injuste et dommage, regrette le représentant.

Les ambulanciers espèrent une entente de principe entre leurs employeurs et le gouvernement avant Noël.

Si la grève est déclenchée, les ambulanciers assurent qu'ils continueront de répondre aux appels d'urgence.

La Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ) est affiliée au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n'a toujours pas répondu à nos demandes d'entrevues sur le sujet.

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