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Rio Tinto recherche 45 opérateurs d’usine pour ses salles de cuves précuites

Le panneau à l'entrée de l'aluminerie Rio-Tinto à Arvida

Le panneau à l'entrée de l'aluminerie Rio Tinto à Arvida

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussiere

Radio-Canada

Rio Tinto va engager 45 opérateurs d'usine surnuméraires à son aluminerie de Jonquière, dans les vieilles salles de cuves précuites.

L'entreprise en a fait l'annonce aux employés cette semaine, qui ont relayé la nouvelle sur les médias sociaux.

Précisément, les emplois se trouveront au Centre d'électrolyse ouest.

Ce seront des postes de surnuméraires qui pourraient être appelés à faire des périodes de chômage, mais selon le président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA), Donat Pearson, ce sont tout de même des emplois très intéressants payés entre 40 et 45 dollars de l'heure.

C’est des jobs d’opération dans les salles de cuves et aussi au niveau du contrôle qui permet justement de faciliter les opérations, d’avoir des bonnes mesures de données dans les salles de cuves. Ça va permettre que les opérations se poursuivent et que ça aille bien pour l’ensemble des travailleurs, a-t-il débuté.

Un homme parle derrière un lutrin.

Le président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA), Donat Pearson, voit d'un bon oeil l'ajout potentiel de 45 employés.

Photo : Radio-Canada

Toujours selon lui, ces embauches permettront aux employés actuels de pouvoir souffler un peu. Ce n’est pas toujours drôle en plein été quand tu as deux jours de congé d’être obligé de rentrer assigné par l’employeur. C’est pour aider un peu tout ça, les vacances et peut-être un peu alléger la main-d’oeuvre. [...] Si on ne veut pas mettre la production à risque, ça prend des gens pour faire ce travail-là, a-t-il imagé.

Ces emplois s’ajoutent aux 130 travailleurs opérateurs des vieilles cuves précuites, appelées normalement à fermer en d’ici quatre ans, car elles ne répondent plus depuis longtemps aux normes environnementales. En 2025, si on n’a pas de prolongation ou de mode transition, ça amène plus de gens à se reclasser. On est là-dessus, on va en prendre soin de ces gens-là. Avec les annonces que Rio Tinto a faites, avec l’annonce d’un plan de transition, on n’engage pas des gens pour les mettre dehors dans deux ou trois ans, a-t-il poursuivi.

Un groupe de personnes sur scène.

Des élus fédéraux, provinciaux et municipaux étaient sur place pour l'annonce des nouvelles cuves à la mi-novembre. Ils entourent ici des représentants de la multinationale Rio Tinto.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

À la mi-novembre, Rio Tinto a annoncé la construction de 16 nouvelles cuves AP60 pour produire davantage d’aluminium à ses installations de l’arrondissement de Jonquière. Elles s’ajouteront aux 38 cuves existantes de cette technologie. La compagnie investit 110 millions de dollars canadiens dans ce projet.

Selon le consultant Martin Jean du Groupe Trigone, l'entreprise ne devrait pas avoir de difficulté à trouver le personnel requis malgré l'épée de Damoclès que représente la fermeture éventuelle des vieilles cuves.

Ce n'est probablement pas un facteur qui est majeur dans la prise de décision de décider d’aller travailler chez Rio Tinto. Même s’ il y a des fermetures potentielles, il y a quand même des projets d’investissements importants dans les prochaines années. Il y a des maintiens d’emploi qui sont annoncés. Rio Tinto demeure un employeur extrêmement intéressant pour les candidats, a-t-il analysé.

Le consultant rappelle toutefois que même si les grands joueurs industriels comme Rio Tinto et Produits forestiers Résolu doivent réviser leur façon de faire, ce sont les PME qui écopent en bout de course puisqu'elles perdent souvent des travailleurs d'expérience.

D'après un reportage de Gilles Munger

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