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Des tests pour décider de l’avenir de l’église de Grande-Rivière

À l'intérieur de l'église, plusieurs personnes sont assises autour de tables rondes.

L'intérieur de l'église de Grande-Rivière (Archives)

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

La communauté de Grande-Rivière pourra prendre part à la définition du projet de reconversion de son église. Les citoyens seront appelés, dès janvier, à tester différentes utilisations que l'église pourrait envisager par le biais d'un projet d'« occupation transitoire ».

Ce projet est orchestré par le Comité du lendemain qui regroupe le Courant culturel du Rocher-Percé, la Ville de Grande-Rivière, le conseil de Fabrique de Grande-Rivière, le diocèse de Gaspé, le Réseau en développement social du Rocher-Percé, la MRC du Rocher-Percé, la communauté citoyenne, le Conseil du patrimoine religieux du Québec et le ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Selon l'architecte de l'Entremise, un organisme d'économie sociale qui se spécialise dans le développement de projet d'immobilier collectif et qui accompagne le Comité du lendemain, Francis T. Durocher, l'occupation transitoire est un processus de développement de projet.

Ce processus, qui consiste à occuper un bâtiment de manière temporaire, permet d'analyser l'espace et de définir les travaux à y réaliser en fonction des besoins déterminés par les personnes qui l'occupent.

« On va analyser l'espace, voir ce que le bâtiment nous offre, puis ça, ça va nous permettre d'adapter le programme au bâtiment plutôt que d'adapter le bâtiment au programme. »

— Une citation de  Francis T. Durocher, architecte

Selon Francis T. Durocher, l'occupation transitoire permet de mieux saisir l'esprit des lieux.

Myriam Carbonneau-Girouard, la référente de ce projet au Réseau en développement social du Rocher-Percé, sera sur place pendant l'occupation transitoire. Elle explique que la première partie de l'année 2022 servira à tester des utilisations possibles pour l'église dans la sacristie.

Des activités comme des conférences, des lectures publiques ou du yoga pourront s'y tenir, en plus des activités religieuses régulières.

Les gens pourront venir me rencontrer pour avoir une meilleure idée de ce qui peut se faire comme activités, comme réunions, comme usages ici, précise Myriam Carbonneau-Girouard.

« Ça va bouger beaucoup et c'est ce qu'on veut. L'église a toujours été un lieu très rassembleur. Le projet d'occupation transitoire est dans cette optique-là : ramener le plus de personnes possible ici, à l'église. »

— Une citation de  Myriam Carbonneau-Girouard, référente de projet au Réseau en développement social du Rocher-Percé

Elle ajoute qu'un calendrier de réservation et une programmation seront diffusés pour présenter les différentes possibilités d'activités pouvant se tenir dans la sacristie.

Il y a beaucoup d'intérêt qui est manifesté, tant par les paroissiens, que les gens de la Municipalité, de la MRC, des entrepreneurs, des organismes. Il y a une belle effervescence autour du projet. Les gens sont intéressés, apprécient le lieu, ont envie de se le réapproprier, soutient Myriam Carbonneau-Girouard.

La directrice générale par intérim de Courant culturel du Rocher-Percé, Julie Fournier-Lévesque, souligne que l'occupation transitoire est la seconde phase du projet de reconversion de l'église de Grande-Rivière.

La première étape a été de sonder la population lors de consultations citoyennes. Une troisième phase suivra celle de l'occupation transitoire.

Cette troisième phase doit s'amorcer à l'hiver 2023 et permettra la réalisation concrète de la reconversion de l'église, en fonction des besoins et des possibilités qui auront été déterminés lors des étapes précédentes.

Julie Fournier-Lévesque rappelle que le projet de reconversion a vu le jour après le constat par la Fabrique de Grande-Rivière qu'elle n'avait plus les moyens de soutenir les frais liés au fonctionnement et à l'entretien du bâtiment.

Avec les informations de Marguerite Morin

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