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Des chercheurs s’intéressent au débat sur l’industrie du bleuet dans la Péninsule

Bleuets sauvages.

Bleuets sauvages

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Le débat entourant la création de bleuetières sur l'ancien champ de tir de Tracadie suscite l'intérêt de chercheurs et de scientifiques.

Le Réseau environnemental du Nouveau-Brunswick s'est intéressé à ce dossier jeudi en tenant un atelier virtuel sur cette question qui soulève la controverse dans la Péninsule acadienne.

Des dizaines de personnes sont rassemblées dans une clairière.

Des opposants à l'aménagement de bleuetières dans l'ancien champ de tir de Tracadie, au N.-B., se sont rassemblés le dimanche 17 octobre 2021.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Tessier-Vigneault

Le Réseau environnemental ne prend pas position dans le débat. Mais, il a créé cet événement pour mettre au point un outil : la calculatrice des risques et avantages, qui intègre les facteurs économiques, environnementaux et sociaux.

L'autonomie

Le philosophe Alain Deneault a pris part à la discussion et il n'est pas du tout séduit par l'idée du gouvernement provincial de créer des bleuetières sur l'ancien champ de tir.

Alain Deneault.

Alain Deneault

Photo : Radio-Canada / Christian Côté

Il pense par exemple que le temps serait venu pour des candidats à des élections municipales de tenir un discours commun sur l'environnement et l'autonomie alimentaire notamment.

On peut penser l'économie sur le mode de ce qu'on appelait jadis l'économie politique, a-t-il suggéré. Se demander si l'économie régionale ne devrait pas plutôt être au service d'une autonomie politique. Nous, comme région, comment peut-on penser à notre organisation du monde?

Études et consultations

Jeff Rousselle, membre du Club chasse et pêche de Tracadie, a nourri les réflexions du philosophe en lançant un nouveau cri d'alarme pour la sauvegarde de la faune et de la flore.

Jeff Rousselle.

Jeff Rousselle fait la chasse et la pêche tout en respectant la nature. Il transmet déjà ses passions à son jeune fils.

Photo : Gracieuseté

Je pense qu'une étude d'impact écologique devrait être faite avant d'aller de l'avant, a-t-il insisté. Des études, des tests d'eau, des tests de sol. Ça prend des consultations publiques.

Une monoculture

Alexandra Caissie, du collectif Imaginons la Péninsule acadienne autrement, note que même si la région produit de plus en plus de bleuets, on ne trouve pas davantage de ces produits locaux dans nos épiceries.

Sa façon de voir les choses tranche avec le discours enthousiaste du gouvernement sur cette exploitation des terres.

C'est important de considérer que la production de bleuets sauvages est une monoculture, donc une production très précise d'un seul aliment, a-t-elle rappelé. Cette production en elle-même aussi est vulnérable à certaines conditions, comme les conditions météorologiques, les maladies qui peuvent survenir ou une hausse subite des coûts par exemple.

Aucun représentant du gouvernement ou de l'industrie du bleuet ne prenait part à cet atelier virtuel du Réseau environnemental du Nouveau-Brunswick.

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