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ArchivesIl y a 100 ans, le voilier mythique Bluenose naissait en Nouvelle-Écosse

Vue en plongée du Bluenose.

Le Bluenose, le plus célèbre des voiliers du Canada, a été construit en 1921.

Photo : Radio-Canada / Capture d'un reportage de 1984

Radio-Canada

C’est en 1921 qu’un voilier, le Bluenose, est mis à la mer au port de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse. En un siècle, le Bluenose, et sa réplique, le Bluenose II, sont devenus les navires les plus mythiques du Canada.

Né d’une rivalité avec les Américains…

Le 27 juin 1984, une émission spéciale de Radio-Canada souligne les festivités célébrant le 450e anniversaire de la découverte du Canada par l’explorateur français Jacques Cartier.

Le 30 juin 1984 se déroulera un des temps forts de ces festivités.

Ce jour-là aura lieu le défilé nautique des grands voiliers sur le fleuve Saint-Laurent devant la ville de Québec.

C’est la goélette canadienne Bluenose II qui mènera le cortège.

L’animateur Gérard Potvin en profite pour nous rappeler que le Bluenose II est très connu des Canadiens.

Émission spéciale, 27 juin 1984

C’est l’occasion de présenter un reportage sur l’histoire de ces goélettes qui font partie intégrante du patrimoine canadien.

Jean Pagé est le narrateur de ce reportage.

Le Bluenose est né d’une rivalité entre les communautés de pêcheurs de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse, et de Gloucester dans l’État américain du Massachusetts.

En 1920, le voilier Esperanto des pêcheurs de Gloucester a battu le voilier Delawana des pêcheurs de Lunenburg lors de la prestigieuse série de courses de l’International Fisherman’s Trophy.

Dépité, un groupe de Néo-Écossais décide de faire construire dans le chantier maritime de Lunenburg une goélette plus rapide et qu’on espère capable de vaincre les Américains lors de la prochaine course en 1921.

On baptise le voilier Bluenose, qui est le surnom donné aux Néo-Écossais depuis la fin du 18e siècle.

Avec à sa barre le capitaine Angus J. Walters, le Bluenose damera le pion aux voiliers américains lors de l’édition de la compétition en 1921.

De 1921 à 1938, le Bluenose gagne six fois le prestigieux trophée.

Il est reconnu à l’échelle internationale comme la goélette de pêche la plus rapide de l’Atlantique Nord.

En 1942, le navire est vendu à une compagnie américaine. En 1946, il coule près des côtes d’Haïti, au grand désarroi des Néo-Écossais.

Une réplique exacte du Bluenose, le Bluenose II, est construite en 1963. C’est ce voilier que les spectateurs ont pu voir à Québec en juin 1984...

… et que l’on peut admirer à la fin du reportage de l’émission spéciale.

… le Bluenose devient une légende

La réputation du Bluenose est telle que le bateau est devenu un ambassadeur du Canada.

C’est ainsi qu’en 1935, le Bluenose se rend à Londres pour participer aux célébrations du jubilé d’argent du règne du roi George V.

En 1937, le vaisseau apparaît sur les pièces de monnaie de 10 cents du Canada. Il orne par ailleurs les plaques d’immatriculation des véhicules de la Nouvelle-Écosse.

Le Bluenose est aussi connu que la Gendarmerie royale du Canada ou encore que le Bonhomme Carnaval de Québec.

Le navire appartient maintenant au gouvernement de la Nouvelle-Écosse, qui s’en sert notamment comme instrument de promotion touristique de la province.

C’est à ce titre que le Bluenose II effectue des tournées à quelques reprises aux États-Unis, comme le rappelle un reportage du correspondant à Washington, Maxence Bilodeau, présenté au Téléjournal du 25 juin 2000.

Téléjournal, 25 juin 2000

La goélette se rend cette année-là sur la côte est américaine pour participer à des rassemblements de grands voiliers et y représenter le Canada.

Les visiteurs peuvent admirer sa fine silhouette, son plancher en bois de pin Douglas de Colombie-Britannique, ses structures sur le pont en acajou et son grand mât haut de 125 pieds.

Mais le temps fait son œuvre comme pour toutes choses.

À partir de 2010, le Bluenose II doit subir une cure de rajeunissement, qui s'est achevée en 2012.

Téléjournal, 29 septembre 2012

La remise à l’eau du voilier fait l’objet d’un reportage de la journaliste Marilyn Marceau présenté au Téléjournal le 29 septembre 2012.

La structure du bateau a été totalement défaite et remontée avec des matériaux plus modernes.

C’est à Lunenburg que le Bluenose II amélioré a été remis à l’eau devant quelques milliers de personnes qui ne voulaient pas manquer le spectacle.

La restauration sera terminée quelques semaines plus tard quand la voilure et les mâts seront replacés sur le Bluenose II.

Le Bluenose II continuera pendant encore plusieurs années de sillonner les eaux de l’Atlantique, espèrent les Néo-Écossais.

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