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Inondations : pas de retour à la normale avant janvier au Port de Vancouver

Le retard causé par la fermeture prolongée des chemins de fer sera long à rattraper dans le plus grand port du Canada.

Un porte-conteneurs attend d'être déchargé.

Avant les inondations, le trafic de marchandise pendant la première moitié de 2021 annonçait une possible année record pour le Port de Vancouver.

Photo : (Ben Nelms/Bloomberg)

Radio-Canada

L’impact des intempéries et des inondations du mois de novembre dans le sud de la Colombie-Britannique continue de se faire sentir au Port de Vancouver, où transitent normalement 650 millions de dollars de marchandises chaque jour.

Malgré la réouverture des chemins de fer du Canadien National et du Canadien Pacifique et le rétablissement de certains liens routiers importants avec l’est du Canada, la paralysie des activités du port le plus important au pays pendant deux semaines a créé des retards qui ne seront pas rattrapés avant des mois.

Quand on a eu les feux de forêt tragiques cet été, où le trafic a été perturbé pendant cinq à six jours [...] ça a pris six à sept semaines pour se résorber, explique le responsable de la construction des terminaux à conteneurs au Port de Vancouver, Gilles Assier.

[Avec les inondations], on a eu deux semaines [de perturbation] et en plus, le trafic ne reprend pas au volume maximum. Donc, on peut penser que ça va durer encore plusieurs semaines, certainement jusqu’à après Noël.

Perturbations en plein boom de consommation

L’année 2021 s’annonçait comme une année record au Port de Vancouver, notamment parce que l’importation de biens manufacturés de l’Asie a fortement augmenté avec la reprise économique des derniers mois.

Cette pandémie a créé une demande accrue de tout ce qui est bien de consommation et d’importation au Canada, indique Gilles Assier, qui ajoute que, durant la première moitié de l’année, le port a vu transiter 15 % de conteneurs de plus qu’e durant la même période en 2019.

Le professeur en sciences de la gestion à l’Université de Victoria Adel Guitouni explique que les consommateurs et les entreprises faisaient déjà face à des pénuries de marchandises avant les inondations.

C’est une crise par-dessus une tempête idéale, dit-il.

Des entreprises en difficulté

Selon le vice-président des affaires nationales à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Jasmin Guénette, ces pénuries frappent durement les entreprises qui ont déjà perdu beaucoup en raison de la pandémie.

Les difficultés d’approvisionnement étaient la difficulté numéro un dans le secteur du commerce de gros, dans le secteur de la construction et dans le secteur du commerce de détail, déjà, avant les perturbations qu’on connaît au Port de Vancouver, dit-il.

Ce qui est clair, c’est que l’impact financier va être majeur et qu'il y a des entreprises qui vont avoir beaucoup de difficultés à se relever.

Alors que les activités portuaires ont repris un cours plus normal, une cinquantaine de bateaux occupent toujours des points d’ancrage dans le détroit de Georgia en attendant de pouvoir décharger leur marchandise au Port de Vancouver.

Avec les informations de Dominique Arnoldi

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