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Quatre gins de l’Est-du-Québec parmi les mieux cotés

Une bouteille de Gin de marque Radoune

Le gin Radoune classé parmi les meilleurs au Québec

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Au moment où les spiritueux produits au Québec ont la cote et sont en demande pour la période des Fêtes, le conflit de travail des employés d’entrepôt à la Société des alcools du Québec (SAQ) leur fait mal.

Les microdistilleries réclament des ajustements au gouvernement.

La situation est un peu ironique pour quatre microdistilleries de l’Est qui figurent dans le palmarès des 20 meilleurs gins québécois du magazine Protégez-vous.

Une reconnaissance

Tandis que le gin Radoune de la microdistillerie O’Dwywer de Gaspé arrive en tête de cette liste, le St-Laurent de la Distillerie du St-Laurent de Rimouski se classe 7e. Le Thuya de la Distillerie Fils du Roy de Saint-Arsène est 10e tandis que le Mugo de la Distillerie de La Mitis occupe la 14e place.

Gin Saint-Laurent.

Gin St-Laurent.

Photo : Radio-Canada

La journaliste Amélie Cléroux indique que les gins ont été testés à l’aveugle par des dégustateurs d'expérience. Ils avaient d’abord été sélectionnés parmi les gins parmi les plus vendus au Québec.

L’équilibre des arômes était un critère important, mentionne-t-elle. Le Radoune a fait l'unanimité et s’est démarqué par sa finesse et sa complexité avec des arômes de citron, de coriandre et de résineux, comme le sapin.

Le copropriétaire de la Distillerie O’Dwyer, Michael Briand, se dit agréablement surpris de cette nouvelle à laquelle il ne s’attendait pas. Il n'en est pas à sa première distinction.

Ce qui est intéressant dans cet exercice, dit-il, c’est qu’il va aider les consommateurs à mieux orienter leur choix. Il y a 80 marques de gin au Québec. On peut s’y perdre.

Toutefois, la grève des employés d’entrepôt de la SAQ vient assombrir ce succès pour le producteur.

Les impacts du conflit de travail à la Société des alcools du Québec

L’Union québécoise des microdistilleries publiait mercredi un communiqué pour faire connaître les impacts du conflit de travail entre la Société des alcools du Québec et ses d’entrepôts.

Distillerie

La distillerie Mitis

Photo : Facebook/Distillerie Mitis

Le président, Jonathan Roy, aussi propriétaire de la Distillerie Fils du Roy de Saint-Arsène, au Bas-Saint-Laurent, rappelle que les producteurs de spiritueux qui veulent que leurs produits se retrouvent dans les restaurants doivent passer obligatoirement par le réseau de distribution de la Société des alcools du Québec.

À cause de la grève, un restaurateur qui voudrait avoir des produits québécois risque d'avoir des ruptures de stock, donne-t-il en exemple.

« On voit des restaurateurs retirer les produits québécois de leur menu par crainte d’en manquer. C'est catastrophique pour nous. »

— Une citation de  Jonathan Roy, aussi propriétaire de la Distillerie du Roy 

On a investi beaucoup de temps pour apparaître sur ces menus-là, ajoute-t-il, et à cause d’un deux jours de grève fin novembre on est en train de perdre nos acquis.

Les microdistilleurs demandent au gouvernement de publier un décret pour leur permettre de vendre directement aux restaurateurs. Avec cette situation, les grosses distilleries internationales ont l’avantage, déplore M. Roy.

L’Union revient aussi à la charge pour demander un ajustement de la majoration appliquée par la Société des alcools du Québecquand les producteurs vendent à leur propre distillerie. Actuellement, ils doivent verser 52 % du prix à la Société des alcools du Québec. Ils veulent aussi avoir le droit d'aller dans des marchés publics.

Des conséquences sur la production future

Un équipement et des lieux presque hors du temps pour la Société secrète

La microdistillerie La Société secrète est installée dans une ancienne église.

Photo : Société secrète

Les tablettes de la Société des alcools du Québec sont vides, mais nos entrepôts sont pleins, illustre pour sa part, Mathieu Fleury de la distillerie La Société secrète, près de Percé.

Si la situation perdure, il craint des répercussions pour la production future. Si nos entrepôts restent pleins, nous n’aurons pas de place pour stocker nos matières premières, soulève-t-il. Nous serions obligés d’arrêter la production. Nos fournisseurs en subiraient aussi les conséquences.

Mathieu Fleury trouve la situation un peu absurde au moment où le gouvernement incite les consommateurs à acheter local.

Il invite les consommateurs à visiter les distilleries près de chez eux pour les soutenir dans cette période difficile.

Avec les informations d'Élise Thivierge

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