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La FPJQ dénonce l’agression alléguée d’un journaliste par un promoteur en Mauricie

Un homme portant une chemise.

François Veillette

Photo : Facebook

Radio-Canada

Le promoteur immobilier François Veillette aurait frappé d’un coup de pied le journaliste Réjean Martin du Bulletin Mékinac à l’occasion d'une conférence de presse mercredi matin à Shawinigan.

Francois Veillette présentait un projet de complexe immobilier de 32 M$ de dollars en bordure de la rivière Saint-Maurice.

Selon Marc-André Pelletier, président de la section mauricienne de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, une fois la conférence de presse terminée, les deux hommes ont eu une discussion qui s’est animée un peu. M. Veillette n’aurait pas aimé un élément auquel a fait référence M. Martin et lui aurait ensuite demandé de s’en aller d’une façon expéditive. Devant le refus de M. Martin, qui souhaitait continuer son travail tout simplement, M. Veillette s’était lancé pour lui donner un coup de pied.

Marc-André Pelletier rapporte que François Veillette aurait frappé Réjean Martin seulement en partie, un geste que déplore tout de même sa fédération.

Réjean Martin a demandé au promoteur immobilier si ce dernier avait obtenu les permis d’autorisation de la municipalité pour aller de l’avant avec le projet. Dans le passé, ça n’avait pas toujours été le cas, ça avait fait la manchette d’ailleurs, rappelle Marc-André Pelletier. La question était légitime. Qu’elle lui déplaise, c’est à l’analyse de M. Veillette, affirme-t-il.

Le journaliste Réjean Martin n’a pas confirmé s'il portera plainte à la police. Il continue de réfléchir à la suite des événements.

C’est un geste de nature criminelle qui dans les faits peut être passible d’une comparution devant le tribunal. [Réjean Martin] se pose beaucoup de questions à savoir s’il doit aller de l’avant avec une plainte formelle à la police, soutient-il.

La fédération dit accompagner le journaliste dans sa réflexion et dans la gestion de cet événement-là.

« Dans les faits, les journalistes devraient toujours pouvoir faire leur travail [...] ne jamais avoir peur de leur intégrité physique ou psychologique. »

— Une citation de  Marc-André Pelletier, président de la section mauricienne de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

Il indique que les personnes qui se sentent injustement traitées par un journaliste peuvent se tourner vers la Fédération professionnelle des journalistes du Québec ou encore le Conseil de presse pour adresser une plainte. L’usage de la force et l’intimidation ne devrait pas être employé, soutient le président régional.

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