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COVID-19 : 67 200 chirurgies reportées en 16 mois en C.-B., selon une étude

Une salle d'opération.

Des milliers de chirurgies considérées non urgentes ont été reportées en Colombie-Britannique, surtout au début de la pandémie et en mai et juin 2021.

Photo : Radio-Canada

Plus de 67 200 chirurgies ont été reportées en Colombie-Britannique de mars 2020 à juin 2021 en raison de la pandémie de COVID-19, soit, en moyenne, environ 4200 par mois, selon une étude de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

C’est similaire avec ce qu’on voit à l’échelle du pays, dit l’une des auteures, Mélanie Josée Davidson.

Dans l’ensemble des provinces canadiennes en dehors du Québec, 560 000 chirurgies dites non urgentes ont été reportées, durant cette même période, pour faire place aux malades hospitalisés en raison de complications liées à la COVID-19.

En Colombie-Britannique, comme ailleurs, le nombre d'opérations a véritablement chuté entre avril 2019 et avril 2020. C’est vraiment la période où on a vu le plus grand impact sur les chirurgies : il y a eu une réduction de 69 %, dit Mme Davidson.

Les opérations pour le remplacement des genoux et de la hanche ou encore les chirurgies de la cataracte sont celles qui ont été les plus touchées au printemps 2020, avec une diminution de plus de 80 %.

Il y a un impact sur la qualité de vie des patients, c’est certain, dit Mme Davidson. Il peut aussi y avoir un impact sur leur condition et la progression de leur maladie si on n’intervient pas assez vite.

Le nombre de chirurgies cardiaques et pour le cancer ont diminué respectivement de 27 % et 13 % en avril 2020 par rapport à l’année précédente.

Des chirurgies rattrapées?

Un an plus tard, en mars 2021, le ministre de la Santé, Adrian Dix, affirmait que la province avait rattrapé la quasi-totalité des chirurgies reportées lors des deux premières vagues de COVID-19, et même que les listes d’attentes étaient moins longues qu’avant la pandémie.

C’était toutefois avant la montée des hospitalisations dues à la maladie, en avril 2021, puis en octobre et novembre de la même année, qui ont toutes deux forcé le gouvernement à repousser à nouveau des opérations considérées non urgentes.

L’étude de l’Institut canadien d’information sur la santé ne se penche pas sur la quatrième vague de COVID-19, qui a frappé le pays cet automne et dont les effets continuent à se faire ressentir.

Les provinces des Prairies et de l’Ouest ont été touchées particulièrement fort.

Dans la plupart des provinces, la quatrième vague a été plus importante que les deuxième et troisième vagues, donc on sait qu’il va y avoir un impact [sur les chirurgies], affirme Mme Davidson.

Des hôpitaux très occupés

Le 7 décembre, lors du point de presse hebdomadaire sur l’état de la pandémie en Colombie-Britannique, le ministre de la Santé a indiqué que les hôpitaux étaient toujours extrêmement occupés dans la province.

Alors que les chirurgies se poursuivent de manière importante dans la province, à peu près au niveau des années précédentes, il y a toujours des reports et il y en a eu [la semaine dernière], a affirmé Adrian Dix.

Plus de 200 opérations ont dû être remises entre le 28 novembre et le 4 décembre, a-t-il précisé, principalement en raison de la COVID-19, mais aussi à cause des inondations dans la vallée du Fraser.

Selon le gouvernement, plus de 300 000 chirurgies ont lieu en Colombie-Britannique lors d’une année normale.

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