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Des fermiers de l’Île-du-Prince-Édouard distribuent leurs patates à Ottawa

L’exportation de la pomme de terre de l’île vers les États-Unis est toujours suspendue.

Sous la neige, le premier ministre King tient par la main une mascotte en forme de grosse patate.

Dennis King, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, main dans la main avec Tate, la mascotte du Conseil de la pomme de terre de l'Île-du-Prince-Édouard, le 8 décembre 2021 à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Thériault

Radio-Canada

Des producteurs de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard ont amené un semi-remorque sur la colline Parlementaire, mercredi à Ottawa. De 11  h à 14 h, ils ont distribué aux passants 6000 sacs de patates gratuits.

Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, s’est joint aux agriculteurs sur la colline.

Il a dit vouloir s’assurer que les élus fédéraux comprenaient l’importance de la polémique qui ébranle la lucrative industrie de la pomme de terre dans cette province maritime.

Le mois dernier, les autorités canadiennes ont ordonné la suspension des exportations de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard aux États-Unis.

Devant le Parlement d'Ottawa, un homme dans un semi-remorque plein de patates tend un sac de pommes de terre à une autre personne debout derrière le camion.

Les fermiers de l'Île-du-Prince-Édouard ont amené mercredi un semi-remorque sur la colline du Parlement, à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La décision survient après la découverte, en octobre, de la gale verruqueuse dans deux champs de la province. C’est un champignon qui s’attaque à la pomme de terre, mais qui n’a pas d’incidence sur la santé humaine.

Le but de la décision d’Ottawa est d’éviter que les États-Unis n'interdisent l'importation de pommes de terre de l'île. Si c’était le cas, il serait plus difficile ensuite de rétablir ce commerce.

« C’est notre plus grand moteur économique. Quand l’industrie de la patate souffre à l’Île-du-Prince-Édouard, tout le monde souffre. »

— Une citation de  Dennis King, premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard

Le Conseil de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard est l’un des organisateurs de l’événement de mercredi à Ottawa. Son directeur, Greg Donald, veut que les pourparlers aboutissent sans délai sur une résolution de ce différend.

Il existe depuis longtemps un plan pour gérer la gale verruqueuse, dit-il, ce qui rend la situation actuelle incompréhensible.

Nous avons 100 % confiance en nos patates. Notre plan pour gérer le problème est en place depuis 20 ans et nous ne comprenons pas cette déstabilisation à ce moment précis , dit M. Donald.

Une pomme de terre avec une excroissance.

La gale verruqueuse est un champignon qui défigure les pommes de terre et réduit leur rendement. Cette maladie ne constitue toutefois pas une menace pour la santé humaine.

Photo : Radio-Canada / Contribution : ACIA

À Ottawa, Dennis King a participé à une rencontre mercredi matin avec la ministre fédérale de l’Agriculture Marie-Claude Bibeau et la ministre du Commerce Mary Ng.

Bloyce Thompson, le ministre de l’Agriculture de l’Île-du-Prince-Édouard, y était aussi, ainsi que le député fédéral de Cardigan, Lawrence MacAulay.

Un homme dans la rue passe un sac de patates par la fenêtre d'une voiture pour le donner à ses occupants.

Le surplus de pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard qui ne peut être exporté aux États-Unis en ce moment devra être détruit, si les patates ne sont pas consommées bientôt.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La ministre Bibeau a déclaré que la rencontre avait été productive et que l’aspect scientifique de la situation faisait l’objet de discussions avec les intervenants américains.

Notre objectif est de les rassurer aussi rapidement que possible, parce que nos patates fraîches sont sans aucun doute sécuritaires pour tout le monde, a dit Mme Bibeau.

Dennis King dehors devant les médias, près d'une pile de sacs de pommes de terre.

Dennis King, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, le 8 décembre 2021.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Au cours de son passage à Ottawa, le premier ministre Dennis King a aussi plaidé la cause des fermiers auprès de l’ambassadeur des États-Unis, David Cohen.

Donner les patates ou les jeter

Nous avons une récolte fantastique de patates d’une grande qualité et nous ne pouvons pas la vendre à notre plus important acheteur. Nous les donnons aux gens, qui pourront les offrir aux banques alimentaires qui en ont vraiment besoin, a dit Dennis King, mercredi.

Les patates sont une denrée périssable, la seule autre option est de les détruire, a-t-il poursuivi. Nous essayons d’en donner le plus possible. Nous les achetons des fermiers afin qu’ils continuent de faire un peu d’argent.

Selon le Conseil provincial de la pomme de terre, des millions de kilogrammes de patates pourraient être perdus.

Un homme avec un dossard jaune empile des sacs de patates devant le Parlement d'Ottawa.

Le 8 décembre 2021, les fermiers de l'Île-du-Prince-Édouard ont distribué gratuitement 6000 sacs de pommes de terre sur la colline du Parlement, à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Avec les informations de CBC

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