•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

En Gaspésie, skieurs et planchistes doivent s’accommoder de l’instabilité climatique

Le mont Albert, dans le parc de la Gaspésie

Le mont Albert, dans le parc de la Gaspésie (archives)

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

La pluie, la neige et le retour au temps froid, en moins de 24 heures, ont quelque peu refroidi les ardeurs des skieurs qui avaient commencé leur saison dans les Chic-Chocs.

Les conditions météorologique instables constatées ces dernières années, qui semblent vouloir s’installer à long terme, compliquent la vie de ceux qui pratiquent des sports d'hiver.

Il y avait de la glace puis de la neige, décrit Jack Faber. La tempête s'est transformée en neige avec des vents extrêmes. En haut, le vent soufflait à 70, 80 km. On avait de la misère à marcher. On ne s’est pas rendus au sommet.

Des skieurs munis de leur équipement discutent entre eux.

L'instabilité de la météo complique les plans des skieurs.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Du premier décembre au 30 avril, Avalanche Québec publie des bulletins tous les jours pour sensibiliser les gens sur les dangers en montagne.

L’organisme, qui se prépare pour une nouvelle saison, patrouille dans les secteurs skiables du parc de la Gaspésie.

Une préventionniste devant un ordinateur où se trouve une carte météo.

À l'aide des divers outils dont ils disposent, les préventionnistes d'Avalanche Québec publient des bulletins tous les jours pour sensibiliser les gens sur les dangers en montagne.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

L'an passé, on a commencé à voir des indices d'avalanches à la mi-janvier et le 10 avril, on a arrêté d’en faire parce qu'il faisait chaud, la neige avait fondu, rappelle Laurie Dumas, prévisionniste chez Avalanche Québec.

Il y a quand même de grosses tempêtes, mais la stabilité n’est pas au rendez-vous.

L’idéal pour avoir un beau manteau neigeux et pouvoir profiter de la montagne, selon Avalanche Québec, c’est du temps stable.

C’est un petit peu de neige chaque jour avec des températures stables et pas de vent. En ce moment on n’a pas ça, déplore Laurie Dumas. On est très dépendants de la météo.

Laurie Dumas, prévisionniste chez Avalanche Québec.

Laurie Dumas, prévisionniste chez Avalanche Québec

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Selon Environnement Canada, les hivers ont raccourci d’environ trois semaines au cours du dernier siècle. Aussi, de 1981 à 2015, les précipitations de neige ont diminué de 5 % à 10 % chaque décennie et il y avait moins de nuits très froides.

Et il semble de plus en plus difficile de prévoir le temps qu’il fera d’une saison à l’autre.

D’après le reportage de Bruno Lelièvre

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !