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Un présumé espion chinois arrêté par la GRC

Wanping Zheng photographié lors d'une communication Zoom.

Wanping Zheng, 61 ans, a été arrêté par l'Équipe intégrée nationale de sécurité de la GRC. Il était ingénieur à l'Agence spatiale canadienne.

Photo : Gracieuseté

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a arrêté un résident de Brossard soupçonné d'avoir travaillé pour les intérêts d'une entreprise spatiale chinoise au même moment où il était employé de l'Agence spatiale canadienne (ASC).

Wanping Zheng, 61 ans, a été arrêté grâce à une enquête de l'Équipe intégrée sur la sécurité nationale. Il doit maintenant faire face à une accusation d'abus de confiance.

Selon des renseignements préliminaires, il aurait profité de son statut d'ingénieur au sein de l'Agence spatiale canadienne pour négocier discrètement – au nom d'une entreprise aérospatiale chinoise – des ententes d'installation de stations-relais destinées à communiquer avec des satellites en Islande.

La GRC précise que le fonctionnaire n'était pas autorisé à faire ce type de lobbying pour l'Agence spatiale canadienne, et encore moins à le faire pour un pays concurrent dans l'exploration spatiale.

Pour le moment, il serait difficile d'évaluer le type d'information qu'il aurait transmise à la Chine durant son emploi à l'Agence spatiale canadienne.

En cour la semaine prochaine

Wanping Zheng devrait comparaître le 15 décembre au palais de justice de Longueuil.

Dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada, l’Agence spatiale canadienne affirme qu'elle collabore à l’enquête depuis le début, mais se garde bien de faire d’autres commentaires sur cette affaire puisqu’un tribunal en a été saisi.

L'agence souligne tout de même avoir pris diverses mesures lorsque des doutes ont été soulevés au sujet des activités de la personne en cause en dehors des heures de travail. Une enquête interne a été menée, et la personne en cause a cessé de travailler à l’ASC en 2019, écrit-elle.

Interrogé sur le sujet mercredi à Ottawa, le ministre responsable de l’Agence spatiale canadienne, François-Philippe Champagne, a déclaré qu'il fallait laisser l'enquête suivre son cours pour aller au fond des choses et déterminer les faits.

« L'Agence spatiale canadienne, c'est un des joyaux qu'on a au Canada, et on va s'assurer d'avoir toutes les mesures de sécurité en place pour protéger le travail qui est fait là-bas. »

— Une citation de  François-Philippe Champagne, ministre canadien de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie

En entrevue, le responsable de l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale au Québec, David Beaudoin, a expliqué pour sa part que de petites activités, qui peuvent paraître simples à première vue, [...] peuvent causer de grands dommages aux intérêts canadiens.

Le problème avec l'ingérence étrangère, c'est qu'elle est pernicieuse, a-t-il résumé.

Cela dit, la GRC demeure engagée à repérer rapidement ce type d'activités pour prévenir toute problématique ou tout impact négatif sur l'intégrité et la sécurité du Canada, ainsi que sur sa prospérité, a assuré l'inspecteur Beaudoin.

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