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L’Université de l’Alberta retrouve des fossiles oubliés depuis 100 ans

Des petits paquets composés de vieux morceaux de papier journal retenus par une ficelle.

Ces fossiles témoignent de la façon dont travaillaient les paléontologues au début des années 1920.

Photo : Université de l'Alberta/Clive Coy

Émilie Javeri

L’Université de l’Alberta a retrouvé dans ses réserves des fossiles qui avaient été prélevés lors de fouilles effectuées dans la province vers 1920. Certains pourraient faire progresser la science.

Le technicien en chef du programme de recherche sur les dinosaures de l’Université, Clive Coy, raconte que le département de paléontologie a profité de la pandémie pour passer à travers ce qu'il avait accumulé au fil du temps.

C’est comme cela que le chercheur s’est retrouvé avec, entre les mains, une boîte qui attendait jusque-là dans un espace de stockage situé à l’extérieur du campus.

Cela se voyait que la boîte avait été entreposée il y a longtemps. Il y avait une bonne couche de poussière dessus, des taches de moisissures et des insectes morts, raconte-t-il.

À l’intérieur, il a découvert une vingtaine de petits paquets, certains de la taille d’une pomme, d’autres, grands comme un melon, formés par plusieurs couches de papier journal et fermés par une ficelle.

Morceaux d'histoire

Quelques-uns ont encore leur étiquette d'origine, et les inscriptions y sont bien visibles.

C’est ainsi que Clive Coy a découvert qu’il s’agit de fossiles prélevés lors d'une expédition menée en 1920 et en 1921 dans ce qui est devenu depuis le parc provincial des dinosaures.

Cette expédition a été menée par le tout premier paléontologue de l’Université de l’Alberta, George Sternberg.

« Cette boîte a été une grande surprise pour nous parce qu’elle était comme neuve, dans le sens que personne n’y a jeté un coup d'œil depuis 100 ans. On a été surpris qu’elle n’ait jamais été ouverte. »

— Une citation de  Clive Coy, Université de l'Alberta

Heureusement, il semblerait que les souris n’ont pas été attirées par le papier journal, plaisante le paléontologue. Il estime que la boîte a été entreposée là où elle a été retrouvée à la fin des années 1960 ou au début des années 1970.

Selon Clive Coy, la plupart de ces petits paquets ont une valeur historique plutôt que scientifique. Ils témoignent de la façon dont on travaillait à l’époque et racontent les débuts de la paléontologie à l’Université.

Future découverte?

Il y a un paquet qui est très intrigant. C’est celui sur lequel il est écrit "morceaux de trois crânes de tortue", ajoute-t-il. C’est le seul qu’il compte ouvrir, car les fossiles de tortues sont rares, encore aujourd’hui.

Une vieille étiquette sur un paquet indiquant des morceaux de trois crânes de tortues.

Ce paquet qui contiendrait des fossiles de tortues, d'après son étiquette, intrigue Clive Coy, qui compte l'ouvrir.

Photo : Université de l'Alberta/Clive Coy

Le chercheur pense qu’il s’agit de tortues d’eau à carapace dure datant d’il y a entre 75 et 79 millions d’années.

Selon lui, ces morceaux de crâne oubliés depuis 100 ans pourraient encore faire progresser la science et apporter de nouvelles informations à notre connaissance de la période du crétacé en Alberta.

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