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Archives

Le 9 décembre 1971, un violent incendie éclate dans le métro de Montréal

Des wagons calcinés et des hommes qui traversent les rails de métro.

En 1971, quatre rames de métro s'enflamment à la station Henri-Bourassa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 50 ans, le 9 décembre 1971, une collision entre deux rames à la station de métro Henri-Bourassa déclenche un terrible incendie qui fait rage durant 19 heures dans le tunnel. Retour en archives sur cette tragédie qui a causé la mort d’un conducteur, de nombreux blessés chez les pompiers et les policiers et des pertes matérielles.

Ce soir-là, Gérard Maccarone, 40 ans, fonce accidentellement dans une rame stationnée en allant ranger son train pour la nuit. Le choc des deux rames provoque un incendie et le conducteur se retrouve coincé à l’intérieur de sa cabine.

Appelant à l’aide et incapable de s’en extirper, il meurt de suffocation, après que la fumée eut envahi son espace de travail.

Téléjournal, 10 et 11 décembre 1971

Les 10 et 11 décembre 1971 au Téléjournal, les journalistes Bernard Derome, Gaétan Montreuil et Gaétan Barrette reviennent sur les terribles événements.

« L’incendie qui s’est déclaré vers 22 h 30 hier soir aurait été causé par la surchauffe d’un sabot de frein après le tamponnage des deux rames. »

— Une citation de  Gaétan Montreuil

Notre montage d’images d’archives permet de constater les importants dégâts causés par l’incendie et le difficile travail des combattants du feu.

Comme il n’y a aucun accès à l’eau dans le tunnel, les pompiers doivent descendre les boyaux par les escaliers du métro. Mille pieds les séparent du foyer d’incendie.

Le chef du Service de la sécurité des incendies, René Plaisance, choisit en dernier recours d’inonder le tunnel jusqu’à ce que le niveau d’eau monte suffisamment pour tout éteindre. Pas moins de 1,2 million de gallons d’eau seront déversés en quatre heures.

L’incendie et l’inondation causeront la perte de quatre rames, soit 36 wagons de métro, et d’un garage. Des dommages évalués à près de sept millions de dollars à l’époque.

« Les pneus de ces voitures n’ont toutefois pas brûlé; ils ont explosé sous l’intensité de la chaleur, libérant les millions de livres d’azote dont ils étaient gonflés. Les batteries d’accumulateurs des voitures locomotrices ont également explosé, libérant des nuages d’acide sulfurique qui ont considérablement nuit au travail des pompiers. »

— Une citation de  Gaétan Barrette

Gravement incommodés par la fumée, une vingtaine de pompiers doivent être évacués par leurs confrères et 15 autres sont hospitalisé en raison d’une intoxication à l'acide sulfurique. Une cinquantaine de policiers seront également traités pour asphyxie.

Téléjournal, 16 décembre 1971

Quelques jours plus tard, le 16 décembre, les funérailles du chauffeur sont célébrées solennellement dans les rues de Montréal. Les pompiers, les chauffeurs de la CUM et les membres des forces de l’ordre rendent un dernier hommage à Gérard Maccarone.

Une enquête ultérieure révélera que l’écrasement a été causé par le blocage de la manette des gaz, ce qui a empêché les freins de fonctionner correctement.

En 1974, un autre incendie majeur se déclare dans le métro. Le feu détruit un train de neuf voitures entre les stations Laurier et Rosemont. Des milliers de voyageurs sont évacués par des tunnels remplis de fumée, mais personne n’est blessé.

Une enquête recommande alors des changements d’une valeur d’environ 70 millions de dollars permettant d’améliorer les dispositifs de sécurité dans le métro de Montréal.

Téléjournal, 3 février 1975

Le 3 février 1975 au Téléjournal, Bernard Derome commente la visite des pompiers de Montréal qui s’initient aux nouvelles installations de sécurité dans le métro.

De nos jours, les installations du métro de Montréal sont équipées de 1050 points d’eau desquels les services de sécurité incendie peuvent tirer de l’eau en cas de feu. De nombreux exercices ont lieu chaque année dans le métro, au Centre de formation souterrain en prévention des incendies (CFSPI).

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