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Une deuxième année de déficit au Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke

Un bâtiment.

L'édifice administratif du CSSRS.

Photo : Radio-Canada / René-Charles Quirion

René-Charles Quirion

Le budget 2020-2021 du Centre de services scolaires de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) se retrouve en déficit pour une deuxième année consécutive. Ce manque à gagner s'explique par les dépenses liées aux mesures sanitaires de la pandémie de COVID-19 et les sommes supplémentaires consenties aux employés avec le renouvellement des conventions collectives. Cependant, tout n'est qu'une question de temps avant d'engranger des surplus, soutient le CSSRS.

Il faut avoir en tête que la majorité de ces coûts est reliée à l'effet de la pandémie. Nous avons ajouté du personnel, mis en place des moyens pour contrer la pandémie pour assurer la santé et la sécurité de l'ensemble de notre personnel, pour garder nos écoles ouvertes, mentionne le directeur général du Centre de services scolaire de Sherbrooke, Christian Provencher.

Il explique qu’il faut analyser la situation budgétaire sur trois années. Ce dernier a confirmé mardi, lors du conseil d'administration du Centre de services scolaire de Sherbrooke, que le déficit du dernier exercice budgétaire atteignait 6,4 millions, somme qui s’ajoute au déficit de 5,3 millions $ de l’année 2019-2020.

La situation devrait toutefois prendre une tangente positive en 2022, alors que le gouvernement du Québec versera au Centre de services scolaire de Sherbrooke des remboursements qui oscillent entre 12 et 13 millions $.

Sur trois ans, le Centre de services va avoir géré l’ensemble des éléments de la pandémie, en plus de son développement et en plus d’avoir favorisé la réussite des élèves dans un modèle d’équilibre budgétaire. Nous allons avoir relevé ce défi. Je suis très content du travail de tous les membres du personnel de notre organisation, qui travaillent extrêmement fort, indique M. Provencher.

« Des dépenses engagées vont être remboursées au cours de l'année scolaire actuelle. Lorsque nous allons arriver à nos prochains états financiers, nous allons avoir un surplus. Nous allons être à l'autre opposé du spectre.  »

— Une citation de  Christian Provencher, directeur général du CSSRS

Investir dans le personnel

La rémunération du personnel, qui représente près de 80 % du budget de fonctionnement du Centre de services scolaire de Sherbrooke, a aussi connu une hausse avec les augmentations consenties par le gouvernement du Québec lors du renouvellement des conventions collectives.

La porte de l'édifice du CSSRS.

Le prochain exercice financier du CSSRS sera positif.

Photo : Radio-Canada / René-Charles Quirion

Comme à chaque renouvellement de convention collective, et qu’il y a des ajustements salariaux, nous avons un déséquilibre qui va s’ajuster. Ce ne sont pas des dépenses. Nous offrons des services à des gens pour qu’ils créent des apprentissages pour amener les jeunes à la réussite. C’est un investissement, précise M. Provencher.

Le budget total du Centre de services scolaire de Sherbrooke, dont l’année financière se calcule du 1er juillet au 30 juin, s’élève à environ 300 millions $. Un montant de 30 à 45 millions $ est investi annuellement pour l'entretien des bâtiments.

Nous avons une équipe qui travaille fort aux ressources matérielles. Ce qui fait en sorte que nos bâtiments sont sains et en bonne condition, estime Christian Provencher.

Nouvelles écoles à venir?

Le Le Centre de services scolaire de Sherbrooke demeure par ailleurs en attente d’une réponse du ministère de l’Éducation du Québec concernant la construction d’une nouvelle école secondaire pour desservir les élèves qui fréquentent Mitchell-Montcalm.

Nous avons déposé une demande que nous avons répétée à deux reprises. Le gouvernement ne nous a pas dit non, mais ne nous a pas dit oui. Nous avions des devoirs à faire. , indique M. Provencher.

« Nous avons déposé à nouveau notre demande d’école secondaire en octobre. Nous devrions avoir une réponse en juin prochain. »

— Une citation de  Christian Provencher, directeur général du CSSRS

Le Le Centre de services scolaire de Sherbrooke possède cependant un engagement de Québec pour la construction d’une école primaire dans le secteur Ascot.

Nous sommes à regarder l'emplacement de cette nouvelle école. Nous allons par la suite lancer le projet, indique M. Provencher.

Le point d'orgue de Christian Provencher

Le directeur général a par ailleurs annoncé son départ à la retraite pour mars 2022.

Je reste en mode action pour gérer la pandémie, la vaccination et les écoles où il y a de la contamination. Je ne suis pas encore à l’étape du bilan. Il n’est pas question de ralentir. Je vais être engagé jusqu'au bout, assure-t-il.

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