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La robe de la cause LGBTQ de passage dans la région

Une femme dans un escalier qui porte une robe faite de différents drapeaux colorés.

Présentée à Ottawa et Gatineau, la robe arc-en-ciel Amsterdam est constituée de drapeaux des pays qui refusent d’accorder des droits aux communautés LGBTQ.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

Composée de 71 drapeaux, la robe arc-en-ciel Amsterdam (Amsterdam Rainbow Dress en anglais) est de passage à Ottawa-Gatineau, dans le cadre d’une tournée organisée par l’ambassade des Pays-Bas. Colorée et volumineuse, la robe vise à dénoncer la persécution dans ces 71 États des personnes homosexuelles, bisexuelles, transgenres et queer, l’arc-en-ciel étant le symbole des communautés LGBTQ.

Cette robe cache une histoire horrible et se veut une amorce de dialogue, souligne Arnout van Krimpen, l’un des créateurs du vêtement.

Tandis que ses couleurs vives attirent le regard, la robe évoque l’horreur de l’homophobie et de la transphobie cautionnées par des États où la vie devient extrêmement difficile pour de nombreuses personnes, poursuit M. van Krimpen

Des gens fuient [cette vie rendue intolérable] en raison de qui ils sont et de qui ils aiment. Et nous devrions être ouverts et réceptifs aux gens qui viennent de ces pays, prône-t-il.

Une robe devenue virale

Un homme souriant devant plusieurs drapeaux colorés.

Arnout van Krimpen est l’un des créateurs de la robe arc-en-ciel Amsterdam, présentée le 7 décembre au Musée canadien de l’histoire à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

L’idée de la robe est née en 2016. La ville d’Amsterdam accueillait l’EuroPride et les drapeaux des États criminalisant ou persécutant les communautés LGBTQ par l’emprisonnement, la torture, voire la mort, étaient présentés lors du défilé d’ouverture.

Arnout van Krimpen et quelques amis artistes ont réuni ces drapeaux. Deux jours et une machine à coudre leur ont ensuite été nécessaires pour assembler le tout. Puis, il ont organisé une séance photo de la robe au Rijksmuseum, où M. van Krimpen travaille.

Les images sont devenues virales. Depuis, la robe a sillonné le monde, portée par des activistes LGBTQ dans des endroits emblématiques.

« Une histoire à raconter »

Une femme dans un escalier qui porte une robe faite de différents drapeaux colorés.

La défenseuse des droits des personnes transgenres Alicia Kazobinka porte la robe arc-en-ciel Amsterdam au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

La robe est actuellement présentée dans la région de la capitale fédérale, pour une série de séances photographiques.

Elle a été portée mardi, au Musée canadien de l’histoire, par la défenseuse des droits des personnes transgenres, Alicia Kazobinka. Cette dernière vit à Montréal et est originaire du Burundi, l’un des pays dont le drapeau fait partie de la robe.

Mercredi, c'était au tour de la drag queen Icesis Couture, qui a participé au concours télévisuel Canada's Drag Race, de revêtir la robe arc-en-ciel Amsterdam, cette fois au Musée des beaux-arts du Canada.

Une personne qui porte une robe faite de différents drapeaux colorés devant une grande fenêtre.

Portée par la drag queen Icesis Couture, la robe arc-en-ciel Amsterdam a également été présentée à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

La robe sera par la suite présentée à Toronto, au sommet de la Tour CN.

M. van Krimpen voit la robe comme une œuvre d’art vivante, reflétant des progrès positifs dans les droits de la personne qu’il espère voir se concrétiser.

Dès qu’un pays modifiera sa loi, nous retirerons le drapeau de ce pays et le remplacerons par un drapeau arc-en-ciel, explique-t-il. Imaginez si cela devenait une grande robe arc-en-ciel? On aurait une histoire à raconter, n’est-ce pas?

Avec les informations de Sandra Abma, CBC

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