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Deux nouvelles écoles anglophones annoncées par le ministre Cardy

Des crayons dans une salle de classe vide.

Des écoles primaires seront construites à Saint-Jean et à Fredericton pour les écoles du secteur anglophone.

Photo : CBC/David Donnelly

Le ministre de l’Éducation Dominic Cardy annonce la construction de deux nouvelles écoles anglophones qui seront situées à Saint-Jean et Fredericton.

Le ministre a présenté à l’Assemblée législative les prévisions du budget d’immobilisation.

Deux nouvelles écoles seront construites dans les années à venir. Il y aura une nouvelle école pour les élèves de la maternelle à la 5e année pour remplacer la Nashwaaksis Memorial School et la McAdam Avenue School. Le ministère octroie dans son budget cette année 1,5 million $ pour l'acquisition d’un terrain pour la construction de cette école à Fredericton.

Une nouvelle école sera aussi construite dans la péninsule centrale de Saint-Jean et accueillera des enfants des niveaux maternelle à 8e année. Une somme de 2,2 millions $ est allouée pour l’acquisition d’un terrain.

Pas de nouvelle école francophone

Dans le secteur francophone, le projet de construction d’une nouvelle école de la maternelle à la huitième année à Moncton se poursuit. L’école servira à alléger la population étudiante des écoles L’Odyssée et le Sommet. Le projet a été annoncé en 2018 et son ouverture est prévue en janvier 2023.

Mais l'absence de plusieurs projets du District scolaire francophone sud (DSFS) déçoit le président du Conseil d'éducation Michel Côté.

Le Conseil d’éducation déplore vivement le fait que plusieurs projets d’infrastructures essentiels au District scolaire francophone Sud sont encore une fois remis à plus tard ou carrément écartés de la liste de priorités du gouvernement provincial, particulièrement dans les régions où les francophones sont minoritaires, souligne Michel Côté dans un communiqué.

Outre l'école de Saint-Jean, M. Côté déplore que le projet d'agrandissement de l'école Carrefour Beausoleil à Miramichi n'ait pas été retenu.

Le président du conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud, Michel Côté, en visioconférence le 3 novembre 2021. .

Le président du conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud, Michel Côté, déplore que plusieurs projets du DSFS n'aient pas été retenus.

Photo : Radio-Canada

Le président rappelle que dans un jugement de la Cour Suprême sur le financement de l'éducation en milieu minoritaire, l'obligation d'assurer un financement adéquat des conseils scolaires francophones a été reconnue pour que ceux-ci aient accès à une éducation équivalente.

Certaines infrastructures au DSFS ne permettent pas d’offrir une éducation équivalente, particulièrement dans les régions où les francophones sont minoritaires, dont Saint-Jean, Fredericton et Miramichi, écrit M. Côté.

Les régions rurales mises de côté ?

Dans le District scolaire francophone Nord-Est, on remarque que de nombreux projets dans les centres urbains font partie de la liste de propriétés. Ces projets ne seront pas financés cette année. Il s’agit des projets qui seront mis en branle au cours des prochaines années.

La présidente du Conseil d’éducation de ce district, Ghislaine Foulem, sent que les régions rurales sont oubliées.

Est-ce qu’on s’en va à un nouveau système où est-ce qu’on aura deux niveaux, se demande-t-elle.

Chances égales pour tous, d’après moi il s’éloigne de plus en plus de nos régions rurales, surtout en milieu francophone. Et ça, c’est inquiétant.

La présidente du conseil d'éducation du District scolaire francophone Nord-Est du Nouveau-Brunswick, Ghislaine Foulem.

La présidente du conseil d'éducation du District scolaire francophone Nord-Est du Nouveau-Brunswick, Ghislaine Foulem.

Photo : Radio-Canada

Ghislaine Foulem ajoute que beaucoup d’écoles francophones sont situées en milieu rural et que bon nombre d’écoles du DSFNE sont vieillissantes. On a les mêmes besoins que les grands centres, clame-t-elle.

« La façon dont ça s’en va là, les régions francophones vont finir par avoir des bâtiments qui seront seulement bons à jeter à terre.  »

— Une citation de  Ghislaine Foulem, présidente du Conseil d’éducation du District scolaire francophone Nord-Est

Elle ne se dit toutefois pas surprise de la liste des priorités gouvernementales, qu’elle qualifie au passage d’inacceptable.

Elle rappelle que les rénovations de la polyvalente W. A. Losier de Tracadie aurait dû être terminé depuis au moins quatre ans. À la vitesse où les priorités avancent, ça va se faire peut-être dans une dizaine d’années, se désole-t-elle.

Elle s’inquiète également que les structures des bâtiments des polyvalentes de Bathurst, Caraquet et Shippagan deviennent irréparables dans 30 ans.

L'ordre des priorités du ministère

Pour son budget d’immobilisation, le ministère utilise un outil de planification des priorités. Il s’agit des projets soumis par les Conseils d’éducation (CED) et acceptés par le ministère. Cette liste ministérielle ne signifie pas que les projets recevront du financement dans un ordre déterminé, seulement que les CED n’ont pas à soumettre à nouveau lesdites priorités année après année.

Le projet de construction d’une nouvelle école à Saint-Jean pour les élèves francophones se retrouve sur la liste ministérielle, mais il est en 31e position pour l’année 2022-2023.

Selon Michel Côté, cette façon de faire du ministère ne tient pas compte des besoins particuliers du District scolaire francophone Sud qui a plusieurs écoles francophones en milieu minoritaire.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Dominic Cardy, le 9 septembre 2021.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Dominic Cardy, défend le système d'analyse du ministère pour classer les projets en ordre de priorité.

Photo : Radio-Canada

Les districts scolaires doivent présenter une liste de projets qui annoncent leurs besoins. Le ministère utilise une analyse basée sur les données pour classer les projets soumis en tenant compte des besoins dans une perspective provinciale, a expliqué le ministre Cardy.

De l’argent pour la ventilation

Mercredi, Dominic Cardy a également annoncé que 8,8 millions de dollars seront investis pour améliorer les systèmes de ventilation.

À l’heure actuelle, 60 écoles au Nouveau-Brunswick ne possèdent pas de systèmes de ventilation mécanique. Des évaluations ont eu lieu au cours de la dernière année et en septembre un porte-parole du ministère de l'Éducation indiquait que l’installation de systèmes de ventilation dans certaines écoles pourrait commencer en 2022.

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