•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des ateliers pour sensibiliser les futurs policiers à la violence faite aux femmes

Des étudiants assistent à un atelier de sensibilisation sur les formes de violence faites aux femmes.

Des étudiants en techniques policières ont été sensibilisés à la lutte contre la violence faite aux femmes.

Photo : Radio-Canada / Ernst Jeudy

Ernst Jeudy

La Fédération des maisons d'hébergement pour femmes (FMHF) fait des efforts pour sensibiliser des jeunes à la lutte contre les violences faites aux femmes. Depuis le 25 octobre, elle organise des ateliers dans des cégeps pour discuter de cet enjeu avec des étudiants en techniques policières.

Après l’Outaouais, Québec et Trois-Rivières, c’était au tour du Cégep de Sherbrooke d'accueillir cet événement les 6 et 7 décembre. Soixante étudiantes et étudiants en technique policière ont pris part à cette rencontre.

Différents thèmes ont été abordés : le rôle des alliés, notamment des jeunes hommes, les enjeux liés aux violences faites aux femmes, les moyens d’action pour mener la lutte autant de façon personnelle que professionnelle, et les moyens d’action.

Quelles sont les formes de violences que vous connaissez le moins?

Cette question posée par l’intervenante Kenza suivie de l’intervention d’une policière a fait comprendre aux participants qu’il faut lutter concrètement pour avoir une société égalitaire et sans violence.

Les 8 formes de violence :

  • Psychologique
  • Physique
  • Verbale
  • Économique
  • Sociale
  • Spirituelle
  • Sexuelle
  • Cyberviolence

La coordonnatrice aux communications et relations de presse de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, Elisabeth Viens Brouillard, explique qu’il est important pour ces étudiants d’avoir une meilleure compréhension des violences et une sensibilisation de ces fléaux.

Elle souligne que les prochains intervenants apprendront comment être un allié et avoir un savoir-être dans sa vie personnelle, et avoir également un savoir-être dans sa vie professionnelle lors des interventions.

Kenza et Elisabeth Viens Brouillard discutent avec des étudiants sur le cycle de la violence.

L'intervenante Kenza et Elisabeth Viens Brouillard animent un atelier sur le cycle de la violence.

Photo : Radio-Canada / Ernst Jeudy

La criminologue Emilie Audet, abonde dans le même sens : elle estime qu'il faut sensibiliser ces étudiants au problème pour qu'ils aient une meilleure lecture des enjeux qu’ils rencontreront sur le terrain.

« On veut outiller les étudiants qui voient que des ressources existent, qu’ils font preuve de non-jugement et d’ouverture envers les victimes. »

— Une citation de  Emilie Audet, criminologue et professeur au Département de techniques policières au Cégep de Sherbrooke

Des étudiants conscients du travail à faire sur le terrain

Un de ces étudiants, Charles Bellavance, dit prendre à cœur ce dossier. La violence ne devrait pas faire partie du quotidien de certaines femmes déplore-t-il. Je trouve que c’est inhumain, cela n’a pas sa place dans la société, il ne faut pas que ces choses se reproduisent, déclare ce futur policier.

« J’ai deux grandes sœurs, je pense à cela, je ne veux pas que cela arrive aux femmes qui sont proches de moi. Je me dis que cela pouvait arriver à elles aussi, comme les autres femmes, et cela vient me chercher. »

— Une citation de  Charles Bellavance, étudiant en techniques policières au Cégep de Sherbrooke

Les étudiants en techniques policières mesurent déjà l’immensité du travail qui les attend lorsqu’ils seront déployés un jour sur le terrain. Pour Tristan Chartier, c’est un sujet assez délicat je pourrais dire, on représente la justice, on doit donner une belle image à la société.

Le futur intervenant sur le terrain enchaîne que c'est bien qu’on soit formé sur cette problématique. Premièrement, il faut faire beaucoup plus attention quand on a une relation avec les femmes, les respecter et s’assurer qu’on donne une bonne image.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !