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Une plateforme d’observation du béluga en voie d’être construite à Cacouna

Plateforme sur le bord de l'eau.

Esquisse de la plateforme qui sera construite au port de Gros-Cacouna.

Photo : Architecture : Mainstudio architecture et Atelier 5 – Architecture du paysage : Rousseau Lefebvre

La construction d'un bâtiment et d'une plateforme d'observation des mammifères marins au port de Gros-Cacouna devrait se concrétiser en 2022.

C'est ce qu'espère la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, qui attend présentement des confirmations de ses partenaires financiers. Si tout va bien, un appel d'offres devrait être lancé au début de l'année 2022.

Le projet est évalué à 3,7 millions de dollars. Une partie de cette somme devrait être fournie par les gouvernements provincial et fédéral, tandis que la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk s'attend à payer environ 10 % de la facture.

C'est très ambitieux comme projet, ça fait plusieurs années qu'on travaille là-dessus, affirme le grand chef de la Première Nation, Jacques Tremblay, qui ajoute que son organisation économise depuis longtemps afin de concrétiser ce projet.

Esquisse de la plateforme vue en plongée.

3,7 M$ seront investis pour la construction d'une plateforme d'observation des mammifères marins au port de Gros-Cacouna.

Photo : Architecture : Mainstudio architecture et Atelier 5 – Architecture du paysage : Rousseau Lefebvre

La plateforme sera construite sur la montagne qui surplombe le port de Cacouna à compter du printemps 2022. Les travaux devraient s'achever au plus tard en 2023.

C'est dispendieux, mais tout va être fait en fonction de protéger l'environnement. [...] On va essayer d'éviter de toucher aux arbres, aux roches, peu importe, tout est pensé pour essayer de protéger au maximum l'environnement, dit M. Tremblay.

Carte montrant le parc marin.

Le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent (en bleu) est situé juste en face de Cacouna. Ce site ainsi que le secteur bordant le port de Gros-Cacouna sont considérés comme la pouponnière du béluga dans l'estuaire du Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

À terme, la plateforme deviendra non seulement un lieu d'observation, mais aussi d'interprétation grâce au projet Fenêtres sur le béluga, annoncé par Québec le mois dernier. Le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM) et le Réseau d'observation des mammifères marins (ROMM) seront d'ailleurs mis à contribution pour permettre au grand public d'en apprendre davantage sur cette espèce menacée.

« On va pouvoir observer le béluga dans son habitat naturel sans le déranger. »

— Une citation de  Jacques Tremblay, grand chef de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk

À l'aide de guides-interprètes, les visiteurs pourront ainsi observer les bélugas en scrutant le fleuve, mais aussi grâce à des drones et des hydrophones qui transmettront des images aériennes et les sons sous-marins des bélugas.

De l'aquaculture au port de Gros-Cacouna?

Ce projet n'est pas le seul à être envisagé par la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk au port de Gros-Cacouna. Une étude est en cours en collaboration avec le centre d'innovation Merinov afin d'évaluer la faisabilité de l'implantation d'un centre d'aquaculture.

Le grand chef Tremblay souhaiterait que ce centre produise annuellement 1000 tonnes de saumon élevé en eau salée. Pour être honnête, 2022 va être une année d'étude encore. C'est un gros projet, on parle de plusieurs dizaines de millions d'investissements, dit-il.

Si le projet se concrétise, il pourrait créer plus d'une vingtaine d'emplois, estime M. Tremblay.

Avec la collaboration de Patrick Bergeron

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