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COVID-19 : les tests rapides ont sauvé des vies à la Villa Renaissance

Deux tests, chacun avec deux lignes roses.

Un test rapide de la COVID-19 indiquant un résultat positif.

Photo : Gracieuseté Association de sécurité des soins continus du Nouveau-Brunswick

Janique LeBlanc

La COVID-19 a emporté six résidents et un employé de Villa Renaissance de Dalhousie en octobre. Une série de mesures, dont les tests rapides, ont toutefois permis de contenir la propagation du virus.

Le 11 octobre dernier, deux employés de la Villa Renaissance obtiennent un test positif à la COVID-19. La quatrième vague commence alors à se faire sentir dans ce foyer de soins de 90 lits. La direction met tout de suite en œuvre son plan. Une unité COVID est établie.

Une porte.

L'unité où se trouvaient les patients atteints de la COVID-19 était séparée par une porte étanche qui pouvait être déplacée au besoin.

Photo : Gracieuseté Association de sécurité des soins continus du Nouveau-Brunswick

L'équipe de réponse rapide de gestion des éclosions est dépêchée sur place. Craignant de manquer de personnel, la direction appelle en renfort l'Association de sécurité dans les soins continus du Nouveau-Brunswick, un organisme au service de 70 foyers de soins.

D’habitude, ils me posent des questions par téléphone, mais c'est la première fois qu'ils nous demandaient de venir sur place, affirme Denise Paradis, directrice générale de l’Association de sécurité dans les soins continus du Nouveau-Brunswick.

Denise Paradis, Marjorie Belzile et Alain Belzile.

Denise Paradis, Marjorie Belzile de l’Association de sécurité des soins continus du Nouveau-Brunswick et Alain Belzile (bénévole) à la station de dépistage rapide de la COVID-19 lors de l’éclosion à la Villa Renaissance.

Photo : Gracieuseté Association de sécurité des soins continus du Nouveau-Brunswick

Le lendemain, Mme Paradis, sa collègue Marjorie Belzile, une infirmière d’expérience qui a œuvré dans l’armée, et le mari de celle-ci quittent Fredericton pour se rendre à Dalhousie.

Des tests rapides systématiques

L’Association de sécurité dans les soins continus établit une mesure nouvelle et cruciale dans la gestion de cette éclosion : l'utilisation systématique des tests rapides pour dépister les employés et les résidents.

Ainsi, tous les jours avant leur quart de travail, les employés subissent un test rapide. Ceux qui travaillent dans l’unité COVID font aussi un test rapide en finissant leur journée.

En mettant les tests rapides, ça a vraiment changé les choses, explique Denise Paradis.

Des tests rapides.

La station de tests de dépistage rapide de la COVID-19 aménagée à l’entrée de la Villa Renaissance de Dalhousie.

Photo : Gracieuseté Association de sécurité des soins continus du Nouveau-Brunswick

Trouver les cas asymptomatiques

Les résultats des tests test d'amplification en chaîne par polymérase prennent 24 heures à obtenir, parfois plus. C’est trop long.

Les tests rapides ont permis de dépister plusieurs employés asymptomatiques avant qu’ils ne propagent le virus.

Une employée qui avait obtenu un test négatif le soir a obtenu un résultat positif le lendemain. On l'a envoyée à la maison pour attendre un test test d'amplification en chaîne par polymérase, qui a confirmé qu'elle était positive. Elle n'avait aucun symptôme, raconte Denise Paradis.

Denise Savage.

Denise Savage est infirmière de l'équipe de réponse rapide de gestion des éclosions.

Photo : Gracieuseté

Les tests rapides ont aussi permis de dépister des résidents infectés.

« Il y a une journée où il y avait cinq patients qui ont testé positif avec les tests rapides. »

— Une citation de  Denise Savage, infirmière de l'équipe de réponse rapide de gestion des éclosions

Les tests de laboratoire étaient faits deux fois par semaine le mardi et le jeudi, mais avec le variant Delta l’incubation est rapide, alors des fois, le trois jours est trop long , précise Denise Savage.

Sauver des vies

La directrice générale de la Villa Renaissance, Diane Léger, est convaincue que les tests rapides ont permis d’isoler les personnes infectées rapidement avant qu’elles n'en contaminent d'autres.

Quatorze résidents et 11 employés de la Villa Renaissance ont contracté la COVID 19 en octobre dernier, lors de la quatrième vague. Six résidents et un employé ont succombé à la maladie au début de l’éclosion. Huit résidents dépistés grâce aux tests rapides ont pu être guéris malgré la virulence du virus.

Denise Savage espère que la mesure va être généralisée. Selon cette infirmière qui est intervenue lors des différentes phases de la pandémie, la COVID-19 et le variant Delta en particulier, sont sournois.

Il ne fallait pas passer à côté d'évaluer les patients trois fois par jour (...) parce que les symptômes pouvaient changer très rapidement dit-elle.

Elle souligne que le dépistage précoce et d’autres mesures ont permis de sauver des vies.

Mesures mises en place à la Villa Renaissance

  • Établissement d’une unité COVID isolée;

  • Installation de stations d’équipement de protection personnelle (EPI) à l’entrée de la zone chaude;

  • Formation des employés sur l’utilisation des EPI;

  • Aménagement d’espaces intermédiaires avec douches permettant au personnel de changer leur EPI ou de se laver;

  • Utilisation des tests test d'amplification en chaîne par polymérase et des tests rapides de façon conjointe;

  • Participation d’une équipe de l’Association de sécurité des soins continus du Nouveau-Brunswick.

La directrice de l’Association de sécurité des soins continus du Nouveau-Brunswick est d’accord. Je pense qu’on a vraiment sauvé des vies, sauvé des vies d’employés, sauvé des vies de résidents parce qu’on a tout mis ça ensemble avec toutes les bonnes personnes, déclare Denise Paradis.

Le rapport sur l’éclosion de COVID-19 à la Villa Renaissance suggère que l'Association de sécurité des soins continus fasse désormais partie de l'équipe d'intervention rapide de gestion des éclosions du Nouveau-Brunswick.

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