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La Banque du Canada maintient son taux directeur à 0,25 %

L'édifice de la Banque du Canada à Ottawa.

L'édifice de la Banque du Canada à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

La Banque du Canada maintient son taux directeur à 0,25 % en dépit des pressions inflationnistes observées ces derniers mois au pays et aux États-Unis.

Selon les données publiées par la banque centrale canadienne, la croissance économique a été d'environ 5,5 % au pays au troisième trimestre 2021.

Malgré la relance qui bat son plein au Canada et aux États-Unis, la Banque du Canada souligne que la révision à la baisse des données du deuxième trimestre, combinée aux chiffres vigoureux du troisième trimestre, place le produit intérieur brut du Canada à environ 1,5 % du niveau auquel il se trouvait en 2019, tout juste avant le déclenchement de la pandémie.

C'est essentiellement la reprise de la consommation, particulièrement dans les services, à la faveur d'un assouplissement des restrictions sanitaires au Canada, qui a été le principal moteur de la croissance observée au troisième trimestre, explique la Banque du Canada dans un communiqué.

L'inflation sous surveillance

Les problèmes dans la chaîne d'approvisionnement mondiale engendrés par la pandémie continuent cependant d'entraver la croissance des autres composantes du PIB dont les exportations et les investissements, constate la Banque du Canada.

« L’inflation a enregistré de nouvelles hausses dans de nombreux pays, reflétant la forte demande de biens conjuguée aux problèmes d’approvisionnement qui durent encore. »

— Une citation de  Extrait du communiqué de la Banque du Canada

Les perturbations dans le transport et la production industrielle touchée par la pandémie sont en grande partie responsables de ce que la Banque appelle les goulots d’étranglement persistants du côté de l’offre. Ceux-ci provoquent une rareté de certains biens et matériaux qui force les prix à la hausse en faisant gonfler la demande.

Les produits et matériaux étant plus rares, ils sont plus courus et donc plus chers.

La banque centrale affirme d'ailleurs surveiller de près les coûts de la main-d'œuvre et l’indice des prix à la consommation (IPC) qu'elle juge actuellement élevé en raison des contraintes exercées sur l'approvisionnement mondial.

Les effets de ces contraintes sur les prix prendront vraisemblablement un certain temps à se dissiper en raison des retards d’approvisionnement accumulés jusqu’ici. Les prix de l’essence, qui avaient grandement contribué à la montée de l’inflation mesurée par l’IPC, ont récemment diminué, note la Banque du Canada.

« La Banque s’attend encore à ce que l’inflation mesurée par l’IPC demeure élevée dans la première moitié de 2022 et redescende vers 2 % dans la seconde. »

— Une citation de  Extrait du communiqué de la Banque du Canada

En attendant, le Conseil de direction de la Banque estime que l’économie canadienne doit continuer d'être soutenue par la politique monétaire, notamment en raison de l'apparition de nouveaux variants de la COVID-19 qui entraînent des resserrements des restrictions de voyage dans beaucoup de pays, ce qui alimente l'incertitude.

Les conditions financières accommodantes continuent de soutenir l’activité économique, croit la Banque du Canada.

Nous restons engagés à maintenir le taux directeur à sa valeur plancher jusqu’à ce que ces capacités excédentaires se résorbent, de sorte que la cible d’inflation de 2 % soit atteinte de manière durable. Selon la projection d’octobre de la Banque, cela se produirait au deuxième ou au troisième trimestre de 2022.

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