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Grève des CPE : Québec conclut des ententes de principe avec les trois syndicats

Un enfant joue dans une garderie.

Ces ententes de principe, qui doivent être présentées aux membres, pourraient mettre fin à la grève générale illimitée.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Des accords de principe ont été conclus successivement mercredi entre le gouvernement Legault et les trois syndicats représentant les travailleurs des centres de la petite enfance (CPE). En attendant que ces attentes soient soumises au vote des membres, les parents d'enfants qui fréquentent l'un des 400 établissements déjà en grève devront prendre leur mal en patience pour encore quelques jours.

Les propositions, dont les détails ne sont pas connus publiquement, doivent maintenant être entérinées par les membres des trois syndicats : FSSS-CSN, FTQ et FIPEQ-CSQ.

Après des mois de négociations, l'optimisme était permis après l'annonce d'une première entente de principe, en après-midi, entre Québec et la FSSS-CSN, principale organisation syndicale dans le secteur des centres de la petite enfance.

Quelques heures plus tard, la FTQ lui emboîtait le pas, annulant le déclenchement de la grève illimitée prévu jeudi dans les 10 CPE dont les quelque 1000 syndiqués lui sont affiliés.

Le même scénario s'est rejoué en début de soirée avec l'annonce d'une entente avec la FIPEQ-CSQ, qui représente pour sa part environ 3200 syndiqués de 130 CPE. Leurs travailleuses avaient déjà prévu d'exercer leur mandat de grève illimitée à compter de jeudi, une perspective qui s'est elle aussi évanouie.

Pour la vaste majorité des services de garde, les parents poussent un soupir de soulagement, mais devront attendre avant un retour à la normale. Le personnel des 400 CPE dont les travailleurs sont affiliés à la FSSS-CSN, en grève illimitée depuis plusieurs jours, ne se prononcera pas sur l'entente de principe avant vendredi.

Le syndicat, qui représente 11 000 travailleurs de CPE, a indiqué que ceux-ci retourneraient au travail le plus tôt possible, après un éventuel vote des éducatrices et autres travailleurs en faveur de l'entente, que le syndicat ne recommande pas formellement aux membres d'accepter.

Pour l’instant, on s’est engagé à la présenter, a déclaré sur les ondes d'ICI RDI Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS-CSN. On juge qu’elle est présentable, cette offre-là.

Dans un communiqué, la centrale disait avoir le sentiment d’avoir fait tout ce que nous pouvions pour faire avancer les priorités des travailleuses à la table de négociations, mais, au bout du compte, la décision leur revient.

Un accord « historique »

Le gouvernement a pour sa part adopté un ton plus enthousiaste.

En point de presse après l'annonce de la première entente de principe, la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, s'est dite très heureuse des développements.

« C'est une entente historique qui priorise les éducatrices, mais qui fait aussi des efforts pour les employés de soutien. »

— Une citation de  Sonia LeBel, présidente du Conseil du Trésor

Elle a insisté sur le fait que l'accord de principe prévoyait la valorisation du travail des éducatrices et le soutien qu'elles réclamaient pour les enfants aux besoins particuliers ainsi qu'un « salaire de 30 $ l’heure comme [les éducatrices] le demandaient ».

Comme Québec l'avait précédemment précisé, il s'agit du maximum de l'échelle pour les éducatrices spécialisées, soit le 12e échelon.

Ce sont des augmentations qui sont beaucoup plus grandes que ce qu’elles se sont vu accorder dans les 20 dernières années, a-t-elle souligné, saluant une entente historique en vertu de laquelle Québec n'a pas eu à renier ses principes.

Un terme aussi repris par Mme Vachon pour désigner les avancées sur le rattrapage salarial des éducatrices.

C'est sur les conditions salariales des employés de soutien, qui représentent selon la CSN 15 % de l’ensemble du personnel des CPE, que les négociations achoppaient, et non sur celles des éducatrices spécialisées.

La ministre LeBel avait précédemment indiqué que les augmentations offertes par le gouvernement atteignaient de 18 à 20 % sur trois ans pour les éducatrices et environ 11 % pour les employés de soutien.

Des négociations intensives et visiblement productives ont eu lieu jusqu'à tard dans la nuit, mercredi, pour reprendre en matinée.

Les syndiqués sont sans convention collective depuis mars 2020.

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