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Une nouvelle école francophone souhaitée à Squamish pour vivre le secondaire à fond

Charlotte Gadbois-Schuett et sa mère Pascale Anouk Rivest-Gadbois.

Charlotte Gadbois-Schuett rêve de pouvoir finir son secondaire en français à l'École Les Aiglons, à Squamish.

Photo : Radio-Canada / Raluca Tomulescu

Des parents et des élèves francophones de Squamish, en Colombie-Britannique, se réjouissent que L’École du Conseil scolaire francophone (CSF) Les Aiglons offre depuis cet automne un programme secondaire de la 7e à la 9e année. Ils rêvent cependant d’une toute nouvelle école pour que les jeunes puissent poursuivre leur cheminement en français en 10e, 11e et 12e années et bénéficier d’une expérience comparable à celle de leurs camarades anglophones.

Charlotte Gadbois-Schuett est en 8e année à l’École Les Aiglons, qu’elle fréquente depuis la maternelle. Elle a bon espoir d’y rester pour la 9e année également, mais d’y continuer à partir de la 10e année sera difficile, selon elle.

Je pense que pour ma classe, ils ne vont pas être prêts pour une 10e année alors je devrai aller dans une autre école. Mais peut-être que les 3e ou 4e années pourront continuer [à l’école francophone] jusqu’à la 12e année, espère-t-elle.

Sa mère, Pascale Anouk Rivest-Gadbois, partage son sentiment. Elle croit qu’il est important que Charlotte ait une éducation francophone aussi longtemps que possible [...] autant pour le côté bilingue que culturel. Toutefois, celle-ci ne doit pas se faire au détriment de la qualité générale de l’expérience, insiste-t-elle, considérant que la classe de 8e année de Charlotte ne compte que quatre élèves, qui partagent souvent un local avec les élèves de 7e année.

« On n’a pas de laboratoire de chimie, on n’a pas de gymnase, on n’a pas de bibliothèque importante pour des idées et des passions de secondaire. »

— Une citation de  Pascale Anouk Rivest-Gadbois

Elle ajoute que dans de plus grandes écoles, des cours de théâtre ou des équipes de sport sont créés, des éléments qui sont difficiles à mettre en place aux Aiglons à cause du petit nombre d’élèves, selon elle.

L’école en français ou les amis

Pascale Anouk Rivest-Gadbois explique qu’aux Aiglons, les élèves doivent généralement décider s’ils restent à l’école francophone ou s’ils optent pour l’école intermédiaire anglophone de la région après la 6e année, pour la suite de leur cheminement scolaire.

Elle admet que plusieurs amis et camarades de classe de Charlotte ont choisi l’école anglophone, un choix qu’elle qualifie de plus évident.

« C’est un âge où c’est tellement important de savoir que tu as une meilleure amie et que tu as un groupe qui te comprend. »

— Une citation de  Pascale Anouk Rivest-Gadbois
Matéo Binette avec son père et sa mère.

Le jeune Matéo Binette, entouré de ses parents, a pris la décision de rester aux Aiglons en 7e année.

Photo : Radio-Canada / Raluca Tomulescu

De son côté, le jeune Matéo Binette, justement en 6e année aux Aiglons, a pris la décision avec ses parents de rester à l’école francophone, même si, selon lui, la majorité de ses camarades de classe la quitteront pour l’école intermédiaire anglophone en 7e année.

Son père, Patrice Binette, estime que dans des petites classes, les élèves bénéficient d’une plus grande attention des professeurs, mais il est aussi conscient que cette décision peut avoir des conséquences sur la vie sociale de son fils. Matéo va rester aussi longtemps que ses amis restent, tranche-t-il.

Garder les élèves à tout prix

Christine McLeod, dont la fille est dans la même classe que Charlotte Gadbois-Schuett, est convaincue que le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique travaille pour trouver un terrain qui pourrait accueillir une nouvelle école à Squamish.

Elle croit cependant qu’il est possible d’en faire plus pour motiver les élèves à avoir envie de poursuivre leur secondaire à l’école francophone, comme cela a été le cas pour les quatre élèves de 8e année.

On a passé beaucoup de temps à travailler avec le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique et avec les élèves, à les convaincre d'ouvrir un secondaire. On a commencé à en parler quand ma fille était en 5e année. L’échec, poursuit-elle, ce serait qu’on avait l’opportunité que cette petite classe de quatre élèves soit la première à rester jusqu’à la 12e, et sans vraiment les emballer et leur montrer qu’on veut les garder, qu’on perde même un de ces quatre élèves.

Christine McLeod à l'intérieur de l'école.

Christine McLeod est d'avis qu’il est possible d’en faire plus pour motiver les élèves à avoir envie de poursuivre leur secondaire à l’École Les Aiglons de Squamish.

Photo : Radio-Canada / Raluca Tomulescu

Son vœu serait que l’école, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique et d’autres organismes de la communauté francophone joignent leurs forces pour engager les jeunes à rester aux Aiglons, et plus largement dans le système francophone.

Quels cours d’option ils aimeraient, voudrait-elle savoir, qu’est-ce qu’ils font en 10e année à Pemberton, à Whistler à Vancouver? Je pense qu’on doit travailler en tant qu'adulte autour d’eux pour créer la vision dans leur cerveau pour qu’ils tiennent pour acquis qu’ils vont rester, qu’ils soient excités de rester, déclare-t-elle avec passion.

Des discussions complexes, dit le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique

De son côté, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique est heureux de la croissance du programme à l'École Les Aiglons.

Dans une déclaration par courriel, il affirme que les discussions en lien avec l'achat d'un terrain à Squamish sont complexes et comportent de nombreuses parties prenantes.

L’objectif, selon lui, demeure de construire une école de la maternelle à la 12e année pouvant accueillir environ 300 élèves.

Actuellement, L'École Les Aiglons, qui compte environ 130 élèves, est installée dans l'ancien bâtiment de l’Université Capilano, à côté de l’École secondaire Howe Sound.

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