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Les étudiants étrangers craignent les effets de la grève à l’Université du Manitoba

Un homme se tient debout devant des portes vitrées d'un bâtiment de l'Université du Manitoba.

Fardeen Zareef est étudiant en économie à l'Université du Manitoba. Il dit ne plus pouvoir aller au Bangladesh pendant les congés d'hiver en raison du calendrier scolaire compressé, résultant de la grève des professeurs.

Photo : Fardeen Zareef

Radio-Canada

Même si les cours ont repris mardi à l’Université du Manitoba, après la grève de 35 jours des professeurs, des étudiants venant d'autres pays affirment que les effets de la grève sur leur vie sont loin d’être terminés.

Sabrina Noor est une étudiante de troisième année en sciences statistiques.

Elle est soulagée que la grève soit terminée, mais inquiète en raison des défis qu’elle devra encore relever.

Il n’y a pas de gagnant dans cette situation pour nous.

Quatre cours de Sabrina Noor ont été interrompus pendant la grève.

L’une des plus grandes préoccupations des étudiants étrangers est le fait que les vacances d’hiver sont raccourcies. La pause habituelle de trois semaines a été réduite à 10 jours.

Près de 6345 étudiants de l’Université viennent de l’étranger.

Il est conseillé aux étudiants de ne travailler que 20 heures par semaine pendant la session. Or, plusieurs étudiants étrangers ont besoin de pouvoir travailler à temps plein pendant les vacances d’hiver pour couvrir leurs dépenses et leurs droits de scolarité.

Beaucoup de gens comptent sur ces heures durant le temps des fêtes parce que ce sont les mieux payées, affirme Fardeen Zareef, un étudiant de la dernière année d'économie, qui occupe deux emplois.

Sabrina Noor estime que sa dernière session lui a coûté 10 000 $ en droits de scolarité.

Impossible d’aller visiter la famille

Les courtes vacances réduisent la capacité des étudiants de retourner dans leur pays pour revoir leur famille.

L’Université sera fermée, et les cours seront suspendus du 24 décembre au 4 janvier, indique le nouveau calendrier dont la version finale sera publiée cette semaine.

Les étudiants sont préoccupés par les restrictions sanitaires imposées pour les voyageurs. Fardeen Zareef estime que le manque de temps dissuadera plusieurs étudiants de rentrer à la maison.

Il y a 10 000 kilomètres à parcourir pour rentrer au Bangladesh. Partir pour 10 jours n’a donc aucun sens pour moi.

Impact sur la santé mentale

Sabrina Noor explique que sa santé mentale a été sérieusement perturbée par la grève et le manque de soutien offert aux étudiants étrangers.

Elle a commencé ses cours à l'Université trois mois avant la pandémie. Cela a été difficile pour elle de se faire des amis sans cours en présentiel.

En raison de la grève, elle s'est sentie encore plus isolée et anxieuse. Elle raconte qu'elle a fait une crise de panique lundi matin lorsqu’elle a appris que les cours pourraient reprendre le lendemain.

Tout a été bouleversé. Je n’ai pas eu de temps pour respirer.

Dans un courriel à CBC, un porte-parole de l’Université du Manitoba a déclaré que le soutien aux étudiants a été maintenu pendant le conflit de travail.

Nous avons envoyé pas moins de 15 communications directes aux étudiants pour les tenir au courant du conflit de travail et de ses répercussions, ainsi que des mesures de soutien disponibles, a indiqué le porte-parole.

Pour sa part, Sabrina Noor se dit tellement angoissée qu’elle envisage de faire une pause dans ses études.

Avec les informations de Jenn Allen

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