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Une coalition syndicale et communautaire réclame un salaire minimum de 18 $ de l’heure

le montant de 15,20 en monnaie.

Le salaire minimum des Territoires du Nord-Ouest passera à 15,20 $ en septembre.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

Malgré la rareté de la main-d'œuvre qui s’étend maintenant un peu partout au Québec, de nombreux travailleurs continuent de gagner le salaire minimum. Une coalition formée d'organismes communautaires et de syndicats plaide en faveur du rehaussement de cette rémunération de base. La hausse espérée ferait passer le salaire minimum de 13,50 $ à 18 $ de l'heure.

Le mouvement assoit son idée sur le fait que l'augmentation, qui représente une hausse de 3,50 $ de l'heure, permettrait à une personne seule qui travaille 35 heures par semaine de se sortir de la pauvreté.

C'est un principe de base. Quand on travaille, on ne devrait pas être dans la pauvreté. Le travail devrait être le moyen de se sortir de la pauvreté. Or, on n'est plus là. C'est une injustice , fait valoir l’intervenante en consommation au Service budgétaire de Saint-Félicien, Lynda Lalancette.

La coalition qui prend place aux quatre coins de la province regroupe, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Solidarité populaire 02, les syndicats membres de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, de la Confédération des syndicats nationaux, de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, de la Centrale des syndicats démocratiques et du SFPQ. Elle invoque l'inflation galopante pour justifier sa revendication. Les travailleurs les moins bien rémunérés n'ont désormais plus la marge de manoeuvre financière nécessaire pour faire face aux imprévus.

Quand on fait des budgets pour des personnes qui gagnent le salaire minimum en ce moment, on voit que les personnes ne sont pas capables de se sortir la tête de l'eau. Elles vont répondre à leurs besoins, oui, mais c'est serré. Il ne faut pas qu'elles aient de pépins , ajoute Mme Lalancette qui est également membre de la coalition Minimum 18 $ .

Un salaire minimum à ce niveau représente, pour bien des employeurs, une demande impossible au plan financier. Néanmoins, certains d'entre eux se disent prêts à mettre un peu d'eau dans leur vin. C'est le cas du propriétaire de la Boutique VO2 à Chicoutimi, Dominic Piché.

« On sait que le coût de la vie augmente, que toutes les dépenses augmentent. Je suis d'accord pour deux, trois dollars supplémentaires. Par contre, passer de 13,50 à 18 $, la marche est haute. Pour les petits commerçants, c'est trop »

— Une citation de  Dominic Piché, propriétaire de la Boutique VO2, Dominic Piché
Un homme pose dans un magasin de sport

Le propriétaire de la Boutique VO2, Dominic Piché, est d'avis qu'une hausse du salaire minimum à 18 $ de l'heure seraient difficile pour l'entreprise.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a déjà qualifié d'irréaliste la requête du regroupement. Selon lui, la concrétisation d’une telle demande représenterait un véritable choc économique.

L'économiste Gilles Bergeron abonde dans le même sens que l'élu caquiste. À son avis, une telle mesure aurait un effet boule de neige. La hausse de la rémunération des employés pourrait, ainsi, être intenable au sein d'une petite ou d'une moyenne entreprise.

Si vous augmentez les salaires des derniers travailleurs arrivés dans une entreprise, vous allez devoir augmenter les salaires de tous les autres employés. Dans une petite et moyenne entreprise, ça peut avoir un effet de cascade qui est vraiment trop lourd à supporter si ça se fait brusquement , indique-t-il.

Un homme pose devant une forêt

Gilles Bergeron est d'avis que l'augmentation des salaires peut avoir un effet de cascade difficile à supporter.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Le gouvernement du Québec devrait, au cours des prochains jours, annoncer la prochaine hausse du salaire minimum. Habituellement, elle entre en vigueur le 1er mai de l’année suivante.

D’après les informations de Catherine Gignac

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