•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le milieu de la santé inquiet d’une possible grève des infirmières

Le directeur général par intérim de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, Michael Keating,

Le directeur général par intérim de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, Michael Keating.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La menace d’un débrayage des infirmières plane au Nouveau-Brunswick et le milieu de la santé est inquiet. Selon le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB), quelque 9000 membres sont visés par un mandat de grève.

Les syndiqués se sont prononcés à 92 % en faveur de la grève.

Bien que le taux de participation à ce vote n’ait pas été dévoilé, il touche des infirmières qui travaillent dans les foyers de soin, dans les hôpitaux et dans le programme extramural.

Selon le gouvernement provincial, environ 68 % des infirmières occupent des postes désignés comme étant essentiels en cas de grève. Cela signifie qu’elles doivent se présenter au travail, même s'il une grève est déclenchée.

Pour le directeur général par intérim de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, Michael Keating, la situation est inquiétante.

Il estime que la situation pourrait être problématique dans les gros foyers de soins en cas de grève.

Étant donné que les infirmières du secteur hospitalier ont déjà refusé deux ententes tentatives, on a peur un petit peu que ça va durer trop longtemps, dit Michael Keating.

Vitalité sur le qui-vive

Dans le réseau de santé Vitalité, on assure que des plans sont prêts pour pallier le manque d’employés en cas de problèmes.

La président-directeur général du réseau, la Dre France Desrosiers, se dit malgré tout inquiète.

La Dre France Desrosiers, lors d'un point de presse le 5 novembre 2021.

La Dre France Desrosiers, PDG du Réseau de santé Vitalité.

Photo : Radio-Canada

Les infirmières font partie de nos équipes, elles représentent une force majeure. [Il s’agit de] 2200 infirmières immatriculées, affirme-t-elle. C’est certain qu’on est dans un moment très tumultueux, la 4e vague n’est pas terminée.

Les négociations entre le gouvernement et le syndicat ont repris mardi. Les infirmières n’ont par ailleurs pas l’intention de débrayer pour l’instant. Le syndicat tient à négocier avant toute chose.

Une résolution avant Noël, demandent les libéraux

De son côté, l’opposition officielle demande à ce que le gouvernement trouve une solution au conflit d’ici le temps des Fêtes.

On ne veut pas de grève. Ils ne veulent pas de grève. Ils veulent de meilleures conditions de travail. Alors il faut que ce dossier-là soit réglé avant Noël, déclare le chef par intérim du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson.

Ce dernier ajoute qu’il faudra ensuite mettre l’accent sur le recrutement.

Ni le syndicat ni le gouvernement n’ont accepté de commenter la situation mardi.

Avec les informations de Sarah Déry

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !