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L’avis de non-consommation de l’eau bientôt levé à Iqaluit, promet la santé publique

Bien que la collecte d’eau soit devenue la norme, des résidents ont hâte que la crise se termine.

Iqaluit en novembre.

Le gouvernement du Nunavut assure que l'avis de non-consommation de l'eau sera levé bientôt à Iqaluit. Aucune date n'a cependant été annoncée.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Près de deux mois après le début de la crise de l’eau potable à Iqaluit, le gouvernement du Nunavut assure que ce n'est qu’une question de temps avant que l’avis de non-consommation de l’eau soit levé dans la capitale territoriale. Aucune date précise n’est cependant à l’horizon.

La Ville d’Iqaluit attend depuis plusieurs semaines que le médecin hygiéniste en chef vérifie que l’eau municipale respecte les normes canadiennes pour l'eau potable.

Le médecin hygiéniste en chef, Michael Patterson, confirme que les résultats d’analyses de l’eau pour la présence d'hydrocarbures sont négatifs. Il ajoute cependant qu’une série de critères doivent être respectés pour que l’avis de non-consommation de l’eau soit levé, notamment la mise en place d’un système de documentation.

Lorsque l’avis de non-consommation sera levé, nous devons nous assurer que nous avons un système clair en place qui permette de répondre à une future plainte de manière appropriée et dans un délai raisonnable, dit-il.

En partie pour nous assurer que nous documentons ce qui a bien fonctionné, mais aussi pour améliorer nos politiques pour que les choses qui ne se sont pas bien passées ne se reproduisent pas, poursuit-il.

Les quelque 8000 habitants d’Iqaluit sont privés d’eau potable depuis la découverte de carburant dans l’un des réservoirs souterrains de la ville. Un déversement historique d’hydrocarbure près du centre de traitement de l’eau est à l’origine de cette contamination.

« Nous avons éliminé le risque actuel de contamination, dit-il. Le travail effectué inclut le retrait du réservoir [souterrain], la réparation après le déversement et le nettoyage du substratum et du vide en dessous des réservoirs. »

Diagramme du système de traitement des eaux usées.

L'usine de traitement des eaux de la ville d'Iqaluit va du système de filtration par gravité au réservoir de stockage de l'eau traitée. La contamination a d'abord été découverte dans le réservoir de chloration nord.

Photo : Radio-Canada

Des résidents qui s’impatientent

Le Dr Patterson assure que l’avis de non-consommation sera bientôt levé, soit d’ici au maximum un mois, mais il ignore quand précisément cela aura lieu.

Bien que les résidents soient désormais habitués à aller chercher leur eau aux points de collecte, ils ont hâte d'avoir à nouveau accès à l'eau municipale chez eux. Cela commence à devenir embêtant, dit Geela Muckplaoo en soupirant, une résidente d’Iqaluit. Juste pour brosser les dents de mes enfants et cuisiner, on doit préparer de l’eau plutôt que d’utiliser l’eau embouteillée. C’est un travail en double.

Deux enfants et leurs parents se tiennent debout dans une rue d'Iqaluit.

Geela Muckpaloo (à gauche) et Luis Rojas (à droite) attendent impatiemment la fin de la crise de l'eau potable à Iqaluit.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Je commence à me demander combien de temps ça va durer, dit Julia Landry, une autre résidente. J’ai la chance d’habiter près d’un lieu de collecte d’eau […] mais j’ai une pensée pour les gens d’Iqaluit qui n’ont pas ce privilège.

Elle aurait souhaité que la Ville d’Iqaluit et le gouvernement du Nunavut informent mieux le public. Je pense qu’il y a un manque de transparence, affirme-t-elle. Je ne trouve pas qu’il y a beaucoup de détails concernant là où ils en sont dans le processus.

Avec les informations de Nick Murray

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