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166 écoles touchées par la COVID-19 au Nouveau-Brunswick depuis la rentrée

Des écoles ne seront plus fermées aux élèves vaccinés lors des journées opérationnelles.

Un enseignant offre un masque à un élève.

Au Nouveau-Brunswick, 53 écoles sont actuellement aux prises avec des éclosions dans leur établissement (archives).

Photo : Reuters / AMIR COHEN

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, 53 écoles sont actuellement aux prises avec des éclosions de COVID-19 au sein de leurs établissements. Entre le 3 et 7 décembre, au moins 83 cas ont été signalés dans les écoles de la province.

Depuis le début de l’année scolaire en septembre, 634 cas ont été répertoriés dans 166 écoles.

La majorité des cas touchent des écoles accueillant des élèves de la maternelle à la cinquième année, et la transmission survient souvent à l’extérieur de l’école ou lorsque les mesures de la santé publique ne sont pas respectées, précise la santé publique, mardi.

Le ministre de l’Éducation Dominic Cardy affirme que son équipe suit de près la situation dans les écoles et qu’il n’est pas inquiet pour le moment.

La question de fermer toutes les écoles de la province jusqu’à la période des fêtes n’est pas exclue des discussions, mais le ministre soutient qu’il suit les recommandations de la santé publique.

« S'ils [la santé publique]  me donnent l’avis qui dit qu’on a une éclosion, qu’on a besoin de fermer une école, ou un groupe d'écoles, on va absolument faire ça. »

— Une citation de  Dominic Cardy, ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick

Le ministre souligne que le type d’exposition au virus dans les écoles varie d’un établissement à l’autre. Quelquefois, les gens propagent le virus en raison d’activités parascolaires, d’autres fois, cela provient d’autres sources.

En mars 2020, le ministre Dominic Cardy avait réagi rapidement et décidé de fermer toutes les écoles de la province pour le reste de l’année scolaire.

Cette année, la situation est bien différente selon lui. Parce qu’en mars de 2020, on n’avait aucune idée de ce qu'était la COVID-19. [...] Aujourd’hui c’est clair qu’on a besoin de continuer de vivre avec les cas de COVID, parce que c’est impossible de repousser complètement, et la manière qu’on peut repousser la COVID-19, [...] c’est d’être vacciné.

Des changements dans les écoles du Sud

Les écoles du District scolaire francophone Sud ne seront plus fermées dans le cas d’une journée opérationnelle.

Jusqu'ici, ces journées permettaient de faire le traçage des cas.

Avec la vaccination qui est maintenant accessible à l'ensemble de la communauté scolaire, cette mesure n'est plus nécessaire selon les dirigeants du district scolaire.

Les élèves pleinement vaccinés pourront se rendre à l'école s'ils n'ont pas de symptôme.

Les élèves non vaccinés devront obtenir deux résultats négatifs à des tests de dépistage rapides avant de réintégrer l'école.

Les deux autres districts scolaires francophones n'ont pas partagé leur intention de modifier ou non leur politique lors des journées opérationnelles.

Mardi, 16 écoles de la province étaient en journée opérationnelle, ce qui signifie que tous les élèves de l’école ou des groupes d'élèves poursuivent leur apprentissage à domicile.

Les tests rapides

La directrice des services administratifs et financiers du District scolaire francophone Nord-Ouest, Martine Mercure-Dumont, note que l’augmentation des cas de COVID-19 dans les écoles depuis la rentrée scolaire a forcé les établissements scolaires à s’organiser rapidement.

On doit gérer les cas confirmés dans les écoles, retracer les contacts étroits dans l’établissement et dans les autobus et coordonner les journées opérationnelles pour la distribution des tests rapides. Tout ce processus s’ajoute à la tâche du personnel du milieu scolaire.

C’est énorme, la situation de la COVID-19 était déjà une tâche immense sur tout le système scolaire [...] là en plus de ça on arrive avec les tests rapides, qui sont selon moi un excellent outil, mais qui ajoute un énorme fardeau à un système qui était déjà très occupé sans ça.

Martine Mercure-Dumont se dit soulagée que les écoles n’aient plus à demander aux élèves d’apporter leurs tests rapides négatifs à l’école le matin, ce qui allège les tâches du personnel scolaire.

On a des familles qui effectuent des tests rapides et qui ont des tests positifs et passent un test PCR et ne se présente pas à l'école, alors que s’il n'y avait pas eu de tests rapides, l’enfant se serait probablement présenté à l'école parce qu’il n’avait pas de symptôme , explique-t-elle.

Avec des informations de Frederic Cammarano.

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