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Rejet de l’entente de principe de la SAQ : incertitude à l’approche des Fêtes

Des rayons d'alcool fort.

Des Québécois et des restaurateurs craignent une nouvelle grève des employés d'entrepôts de la SAQ à l'approche des Fêtes.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Les 800 employés d'entrepôts de la Société des alcools du Québec (SAQ) ont rejeté à 86 % l'entente de principe conclue, il y a une semaine, entre leur syndicat et la direction. Les deux parties doivent donc retourner à la table de négociations.

Les employés d’entrepôts avaient déjà passé quelques journées en grève en novembre. Ils ont depuis repris le travail, mais pourraient retourner la grève à tout moment.

De nombreuses étagères sont encore vides dans les magasins de la province, remarque Maurice Morlay, un client croisé mardi matin à Sherbrooke. Il a d’ailleurs décidé d’effectuer ses achats des Fêtes plus tôt que d’habitude pour se préparer à un autre débrayage. Même si je suis de bonne humeur pour les Fêtes, j’aime mieux être un peu en avance au cas que ça s’éternise [...]. La moitié des tablettes sont déjà dégarnies, remarque-t-il.

Un conflit de travail qui inquiète les restaurateurs

Le conflit de travail des employés de la Société des alcools du Québec inquiète également les restaurateurs, qui craignent de manquer de certains types d'alcool.

« C’est un casse-tête, surtout en cette période du temps des Fêtes, où les commandes sont beaucoup plus grosses, l’achalandage est plus gros. »

— Une citation de  Annie Faucher, copropriétaire du restaurant Liverpool, à Sherbrooke

[La grève de novembre] a eu un impact majeur aussi sur les commandes avec des gros volumes. Aussi simple que de la vodka, du rhum, c’est devenu difficile. [...] Depuis quelques semaines, on fait des commandes, on ne reçoit pas ce qu’on commande, ajoute Annie Faucher, qui dit courir les Société des alcools du Québec pour trouver les bouteilles nécessaires.

Le copropriétaire du restaurant O Chevreuil Maxime Saulnier-Demers explique quant à lui avoir décidé d'acheter des bouteilles en avance pour se préparer à une autre grève. On a loué un camion, on est montés à Montréal sachant que nos commandes étaient prêtes, on les a ramassées pour tout le mois, donc on a ramassé à peu près 70, 75 caisses de vin, souligne-t-il.

C’est pour eux [les travailleurs] un très bon moyen de faire de la pression, on espère qu’ils vont être capables de tous s’asseoir ensemble et de régler ça rapidement, conclut-il.

Par communiqué, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a indiqué vouloir reprendre les négociations dès mercredi.

Avec les informations de Brigitte Marcoux

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