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Un pas de plus vers l’établissement de centres de stockage du CO2 en Alberta

Un complexe industriel.

La pétrolière Shell a déjà un projet de capture et de stockage du carbone en Alberta et souhaite en établir un deuxième.

Photo : La Presse canadienne / JASON FRANSON

Le gouvernement albertain a publié l’appel d’offres pour déterminer les entreprises qui auront accès à son sous-sol pour y injecter et y séquestrer du dioxyde de carbone. La sélection devrait avoir lieu à la fin du mois de mars 2022.

Face à l’intérêt croissant des entreprises de toute sorte pour stocker leurs émissions de gaz à effet de serre et réduire leur empreinte climatique, l’Alberta se dirige vers la mise en place de centres de séquestration.

Un centre de séquestration du carbone sera une zone d’espace poreux supervisée par une entreprise privée qui pourra efficacement planifier et gérer le stockage du carbone capturé de différentes sources d’émissions industrielles, explique le gouvernement provincial dans son appel d’offres.

Beaucoup d'intérêt

La province est donc à la recherche de ces entreprises privées qui récupéreront le dioxyde de carbone d’autres industries albertaines et l’enfouiront pour un coût encore à déterminer.

Dans un premier temps, l’appel d’offres n’est ouvert que pour séquestrer les émissions de CO2 de la région d’Edmonton. D’autres appels suivront au printemps 2022 pour les autres régions de la province. Cette région a une concentration élevée d’émissions, est accessible pour des zones de stockage et a déjà reçu un nombre important de propositions bien avancées, indique le document décrivant l’appel d’offres.

Le gouvernement provincial a déjà appelé les entreprises intéressées à se manifester l’été dernier et dit avoir reçu un nombre élevé de requêtes. Le ministère de l’Énergie n’a toutefois pas répondu à nos demandes d’information supplémentaire sur le nombre exact d’entreprises qui ont fait part de leur intérêt, sur le nombre de centres qu’elle souhaite établir, ni sur le modèle de revenus qu’elle envisage.

Les entreprises intéressées doivent détailler les coûts qui seront associés à tout le cycle de vie de la séquestration, des infrastructures à la réhabilitation des terres en passant par le budget d’activité. L’appel d’offres suggère également d’inclure les bénéfices socioéconomiques de leur projet, dont les revenus possibles pour la Couronne.

Un modèle qui divise

La question de la gestion du sous-sol albertain n’a pas fait l’objet d'un débat public. Le gouvernement provincial affirme cependant son souci d’efficacité dans la mise en place de centres de séquestration. Il souhaite éviter la multiplication de propositions qui concerneraient les mêmes sous-sols poreux.

Une étude sur la transition énergétique en Alberta (Nouvelle fenêtre) laisse toutefois entendre que ce type de modèle pourrait être très coûteux et énergivore. Le fait de concentrer les espaces de stockage implique de transporter le dioxyde de carbone sur de plus longues distances.

Selon la Régie de l’énergie du Canada, la géologie de l’Alberta et de la Saskatchewan leur permettrait potentiellement d’emprisonner dans leur sol de 190 000 à 640 000 mégatonnes de CO2.

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