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Une première exposition sur Walt Disney au Met de New York

L'exposition s'ouvrira le 10 décembre et fera dialoguer 60 pièces d'art et de décoration du 18e siècle avec des archives des studios américains.

L'ombre d'une femme est devant un écran ou sont diffusées des images d'un film.

Des gens regardent la projection du film «La belle et la bête», qui fait partie de l'exposition «Inspiring Walt Disney: The Animation of French Decorative Arts»

Photo : afp via getty images / TIMOTHY A. CLARY

Agence France-Presse

Le Metropolitan Museum of Art (Met) explore les sources d'inspiration du créateur américain Walt Disney (1901-1966) et de ses studios dans les arts décoratifs européens, notamment le rococo français du 18e siècle. Il s'agit d'une première exposition pour le musée new-yorkais sur le fondateur de l’empire bien connu.

D'où vient l'idée de la théière, de l'horloge et des bougies s'animant comme des personnes dans La belle et la bête (Beauty and the Beast)? Walt Disney avait travaillé en son temps sur cette production associée à la renaissance des studios Disney.

L'idée est probablement venue d'objets décoratifs précieux et anciens qui ne demandaient qu'à prendre vie, comme ces porcelaines des manufactures de Meissen en Allemagne, ou de Sèvres en France, selon le grand musée new-yorkais.

Des chandeliers prennent vie dans un film projeté dans une salle avec des tableaux au mur.

Une partie de l'exposition «Inspiring Walt Disney: The Animation of French Decorative Arts »

Photo : afp via getty images / TIMOTHY A. CLARY

Ce parallèle entre le style rococo et le monde enchanteur de Disney est l'un des plus parlants au sein de l'exposition qui démarre le 10 décembre et fait dialoguer 60 pièces d'art et de décoration du 18e siècle avec des dessins et essais issus des archives des studios américains.

Pour le commissaire de l'exposition, Wolf Burchard, les deux univers ont comme points communs de tenter de donner vie à des objets inanimés et de chercher à parler à nos émotions, plutôt qu'à notre intellect.

Walt Disney inspiré par l’art européen

Le dialogue se joue aussi dans la peinture. L'un des chefs-d'œuvre du peintre français Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), Les hasards heureux de l'escarpolette, devait apparaître dans La belle et la bête, mais c'est finalement dans La reine des neiges (Frozen, 2013) qu'il y sera fait référence.

Un grand livre avec les mots Sleeping Beauty est posé sur une table.

Un des objets qui est exposé au Met à New York

Photo : afp via getty images / TIMOTHY A. CLARY

De Blanche-Neige et les sept nains (Snow White and the Seven Dwarfs,1937), inspiré des contes des frères Grimm, à Cendrillon (Cinderella, 1950) et à La belle au bois dormant (Sleeping Beauty, 1959), adaptés des versions du Français Charles Perrault, le Met revisite les grands classiques à la lumière d'un Walt Disney nourri par ses voyages européens.

Né à Chicago en 1901, Walt Disney avait voyagé une première fois en France en décembre 1918, peu de temps après la fin de la Première Guerre mondiale, comme volontaire pour la Croix-Rouge internationale. Il est retourné en Europe durant l'été 1935, puis plusieurs fois après la Seconde Guerre mondiale.

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