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Nouvelle enquête du BEI : « Il m’a chargé comme au football »

Bob Welch sur le lieu de sa présumée agression sur l'avenue Cartier, à Québec.

Bob Welch a lui-même fait un suivi avec le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) qui a finalement ouvert une enquête mardi.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Duval

L'homme, qui prétend avoir été violemment plaqué au sol par un agent du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) le 31 juillet dernier, tente de comprendre ce qui l'a poussé à agir de la sorte alors qu'il devait pourtant lui porter secours.

Le Bureau des enquêtes indépendantes a ouvert mardi une enquête en lien avec une intervention d'un policier du Service de police de la Ville de Québec sur l'avenue Cartier l'été dernier.

Bob Welch dit avoir été malmené par le policier alors qu'il venait pourtant de demander de l'aide.

L'homme de 50 ans raconte qu'il craignait pour sa sécurité le soir du 31 juillet. Il avait reçu un appel qu'il jugeait suspect et possiblement lié à une agression qu'il avait subie à son domicile à l'hiver 2020, puisque l'un de ses agresseurs était toujours recherché par la police.

Paniqué, il a quitté son appartement et s'est précipité sur l'avenue Cartier, où il a demandé à des passants d'appeler le 911 pour sa sécurité. Arrivé au bout de la rue après cet appel, un policier l'attendait, selon lui.

J'ai approché le char, la portière a ouvert, le policier est débarqué [...] Il m'a chargé carrément, témoigne M. Welch, comme au football.

J'ai senti une impression comme s'il me rentrait une aiguille dans le dos, bord en bord du corps. Ça, c'était l'effet de la côte qui perfore le poumon. Je l'ai appris quelques jours plus tard, témoigne l'homme.

C'est moi qui avais demandé le 911

M. Welch a eu un poumon perforé et des côtes cassées lors des événements. Il dit ne pas comprendre le comportement du policier lors de l'intervention.

Un homme a un tube dans le corps à la suite d'une agression présumée.

Bob Welch lors de son passage à l'hôpital.

Photo : Crédit : Bob Welch

Je disais au policier que j'avais une douleur atroce [...] que c'est moi qui avais demandé le 911. Je hurlais à l'aide aux gens, je ne comprenais plus rien, témoigne-t-il.

Il indique n'avoir jamais eu le temps de parler avec le policier avant de se retrouver la face à terre.

Des critères pour déclencher une enquête

Le Bureau des enquêtes indépendantes a annoncé mardi la tenue d'une enquête sur les événements.

Ce n'est pas un dossier habituel dans la mesure où, généralement, on est informé dans les heures qui suivent d'une intervention policière qui rencontre les critères d'une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes, témoigne Guy Lapointe, porte-parole du Bureau des enquêtes indépendantes.

C'est M. Welch lui-même qui a fait un suivi auprès du Bureau des enquêtes indépendantes pour parler des événements. Après analyse, le Bureau des enquêtes indépendantes a donné son accord.

« On est confortable à l'effet que les critères sont réunis, qu'il y a nature à ce qu'une enquête soit tenue. »

— Une citation de  Guy Lapointe, porte-parole du BEI

C'est possible que les blessures aient été causées par l'intervention policière ou par les policiers lors de l'intervention policière, mais c'est vraiment l'enquête qui va nous permettre de déterminer la séquence exacte des événements, ce qui s'est réellement produit, ajoute M. Lapointe.

Les conclusions de l'enquête seront transmises au Directeur des poursuites criminelles et pénales qui pourrait décider de porter des accusations contre le policier impliqué.

Avec les informations d'Alexandre Duval

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