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Projections : 50 % plus de gens aux soins intensifs d’ici la fin de l’année

Une infirmière et un patient dans une chambre d'hôpital.

Les scientifiques s'inquiètent des difficultés de recrutement de personnel dans le système de santé. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Colin Arber

Radio-Canada

Le nombre de lits en unités de soins intensifs (USI) occupés en raison de la COVID-19 dépassera « probablement » 250 d’ici la fin de l’année et pourrait atteindre 400 en janvier, contre 165 actuellement.

C'est ce qu'indiquent les nouvelles projections de modélisation publiées mardi par le groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19.

Ces projections se basent sur l'accélération de l’activité du virus dans la communauté et mettent en garde contre la pression qui pourrait en découler sur le système hospitalier.

Malgré [une augmentation du nombre de] lits et une gestion solide, les unités de soins intensifs auront du mal à répondre à toute nouvelle augmentation du nombre de patients en raison de contraintes de personnel, peut-on lire dans la mise à jour du groupe consultatif.

« Il y a une crise croissante de la dotation en personnel pour les patients en soins intensifs avec une contribution importante de l'épuisement professionnel des travailleurs de la santé. »

— Une citation de  Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19

Le gouvernement provincial assure être en mesure d'admettre en toute sécurité environ 300 patients traités contre la COVID-19 dans les unités de soins intensifs, et ce, sans mettre en danger des chirurgies urgentes.

La modélisation est très déconcertante [...] Je suis préoccupé par les mois à venir et leur impact sur notre secteur médical, dit quant à lui le médecin hygiéniste en chef de la province, le Dr Kieran Moore.

Réfléchissez sur le vaccin

En point de presse mardi, il a ainsi invité tous les Ontariens non vaccinés à réfléchir profondément sur le vaccin, en vue d'atténuer toute hausse des cas graves.

En Ontario, les personnes non vaccinées ont un risque 23 fois plus élevé d'être aux soins intensifs par rapport aux personnes entièrement vaccinées, rappelle le groupe consultatif.

Mardi, sur les 92 patients actuellement en unités de soins intensifs dont on connaît le statut vaccinal, 76 % ne sont pas vaccinés, peut-on lire sur le site web du gouvernement ontarien.

« Si vous n’avez pas déjà reçu le vaccin, faites-le aujourd’hui, et si vous êtes admissible à une dose supplémentaire, prenez rendez-vous pour l’obtenir. »

— Une citation de  Dr Kieran Moore, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario

Cela m'attriste profondément de voir que la grande majorité des individus dans nos unités de soins intensifs ne sont pas vaccinés, a continué le Dr Moore. Ils n'ont jamais profité des moyens pour se protéger. Nous savons que ces vaccins sont sûrs, ils sont efficaces, ils diminueront la gravité de l'infection.

Le record du nombre de patients aux soins intensifs en une journée dans les hôpitaux ontariens est de 828 patients depuis le début de la pandémie. Celui-ci a été établi le 1er mai 2021.

Un gâchis colossal, selon le secteur hospitalier

Sur Twitter, le président de l'Association des hôpitaux de l'Ontario, Anthony Dale, décrit le portrait sanitaire comme un gâchis colossal.

Il est difficile d'exprimer la colère et la déception au sein du secteur hospitalier à l'idée de devoir soigner une autre grande vague de patients COVID gravement malades, alors que la grande majorité [des patients] ne sera pas vaccinée.

Le gouvernement ontarien a par ailleurs indiqué qu’il maintient les limites de capacité actuelles concernant notamment les boîtes de nuit et les bars de danseuses nues.

Sur le volet des contaminations par la COVID-19, trois scénarios sont envisagés :

  • Plus de 2000 nouveaux cas par jour d'ici la fin de décembre si les restrictions sanitaires restent les mêmes et que 30 % des enfants de 5 à 11 ans sont vaccinés
  • Autour de 1500 nouveaux cas par jour d'ici la fin décembre si les restrictions sanitaires restent inchangées et que 50 % des enfants de 5 à 11 ans sont vaccinés
  • Autour de 1000 nouveaux cas par jour si des restrictions additionnelles se traduisent par une réduction de la transmission du virus de 15 % et que 30 % des enfants sont vaccinés

Omicron pourrait gonfler le nombre de cas

L'augmentation prévue des cas et des admissions dans les unités de soins intensifs ne tient pas compte de la présence du variant Omicron, qui ajoute plusieurs couches d'incertitude dans la dernière modélisation et pourrait signifier que les prévisions sont trop prudentes, selon le groupe d'experts.La COVID augmentera presque certainement jusqu'en (janvier) avant même qu'Omicron ne nous frappe de plein fouet. Le nombre de cas compte, car trop d'Ontariens restent non / sous-vaccinés et finiront à l'hôpital, ajoute-t-il sur Twitter.

Pour contrôler les cas et l'incidence sur notre système de santé, le groupe consultatif suggère d'augmenter la vaccination (en particulier les 5 à 11 ans) et de continuer à utiliser des mesures de santé publique.

En date de mardi, 22,1 % des enfants de 5 à 11 ans ont reçu une première dose du vaccin pédiatrique contre la COVID-19, selon la santé publique.

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