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Les membres de la Maison des artistes visuels exposent sur le thème de l’espoir

Cinq œuvres accrochées sur un mur.

Aperçu de l'exposition « Fait maison » 2021, à la Maison des artistes visuels, à Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

L’espoir : c’est le thème rassembleur qu’a choisi la Maison des artistes visuels francophones pour son exposition Fait maison, qu'on peut voir jusqu’au 18 décembre.

L’exposition, qui n’a pas pu avoir lieu en 2020 à cause de la pandémie de COVID-19, rassemble des créations des membres de la Maison des artistes, un centre d'artistes situé dans le quartier Saint-Boniface à Winnipeg.

Elle peut être vue en personne ou en format virtuel, grâce à la galerie en ligne Gallea. Ce format hybride est une première pour la Maison des artistes visuels.

La directrice adjointe de l’établissement, Lou-Anne Bourdeau, confie que les artistes membres réclamaient une exposition en ligne. Le partenariat avec Gallea a offert une ouverture sur le plan international aux artistes et a aussi permis d’attirer de nouveaux membres.

Une dame qui sourit dans une galerie d'art avec des tableaux accrochés au mur.

Lou-Anne Bourdeau, directrice adjointe de la Maison des artistes visuels francophones, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

Une exposition internationale

Le visiteur peut découvrir 30 œuvres exposées sur place, et trois fois plus sur le site Internet de Gallea. La galerie en ligne assure également la vente des œuvres.

« Il suffit de scanner le code QR du cartel [NDLR, l'étiquette qui accompagne l’œuvre] de l'œuvre présentée à la Maison des artistes pour avoir accès à celle-ci et au portfolio de l’artiste en ligne. »

— Une citation de  Lou-Anne Bourdeau, directrice adjointe de la Maison des artistes visuels francophones

L’inscription au site Gallea est gratuite et offre une visibilité plus importante aux artistes qui souhaitent faire connaître leur travail.

Lou-Anne Bourdeau explique que cette possibilité a séduit de nombreux artistes par son accessibilité et son ouverture sur le reste du monde. Tous les membres de la Maison des artistes peuvent le faire. La procédure était assez simple : il fallait avoir une adhésion en règle et passer par Gallea en créant un profil. À partir de là, on pouvait candidater pour participer à l’exposition, ce qui nous a amené plusieurs nouveaux membres.

Liste de noms d'artistes.

Liste des artistes membres exposant à « Fait Maison »

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

L’initiative a permis de recruter de nouveaux membres à la Maison, dont des artistes du Québec. Selon la coordonnatrice de projets culturels de Gallea, Ingrid de Rauglaudre, la mission principale de la galerie est de rendre l’art accessible partout dans le monde.

« L'objectif pour la Maison des artistes est d’avoir un espace de diffusion au-delà du Manitoba. »

— Une citation de  Ingrid de Rauglaudre, coordonnatrice de projets culturels, Gallea

Des artistes portés par l’espoir

Les œuvres de nature diverses (tableaux, sculptures, installations, gravures, photographies) ont en commun le thème de l’espoir, précise Lou-Anne Bourdeau.

Les artistes nous proposent des œuvres par rapport à ce thème. Nous sélectionnons ensuite l'œuvre. Le principal critère qu’on a en tête, ce sont les dimensions pour pouvoir présenter tout le monde. Le comité de sélection a ensuite regardé quelles œuvres ont été choisies pour être dans l’exposition, explique-t-elle.

Malgré la provenance variée des œuvres, on constate une grande similarité entre tous ces artistes qui viennent de partout au Canada, remarque Alexandra Keim, directrice générale de la Maison des artistes.

« On retrouve essentiellement de l’abstrait et des paysages. C’est la première fois que je vois cela de manière aussi prononcée. »

— Une citation de  Alexandra Keim, directrice générale de la Maison des artistes visuels francophones
Femme souriant devant une série de tableaux accrochés au mur.

Alexandra Keim, directrice générale de la Maison des artistes visuels francophones

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

Des artistes racontent leur œuvre

Monique Fillion explique comment elle a choisi l'œuvre à exposer en fonction de la thématique. Elle présente une impression numérique tirée d’un travail de superpositions de papiers.

Le jeu de lumières et de transparence permet de révéler des formes et des objets cachés et Il y a beaucoup de créatures et d’insectes voilés dans cette image, dit-elle.

Femme au premier plan et œuvres accrochées au mur au deuxième plan.

Monique Fillion présente son œuvre « Dévoilé », qui fait partie de l'exposition « Fait maison ».

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

Pour l’artiste, la pandémie a permis d'explorer de nouvelles dimensions artistiques. Le processus m’a aussi donné beaucoup d’espoir, tout ce temps où on était occupé à la maison, ajoute-t-elle.

« Ça donne de l'espoir de voir que l'ordinaire peut être transformé, qu’on peut être transformé et qu’il y a de la beauté cachée. »

— Une citation de  Monique Fillion, artiste

Lynn Pelletier Valde, quant à elle, expose une gravure d’une poule encadrée de la citation suivante, en anglais : Pourquoi la poule a-t-elle traversé la route? Parce qu’elle ne pouvait pas s’arrêter pour la mort.

L’idée de l’espoir, c’est parce que nous sommes parfois pris dans nos rôles traditionnels et on continue à essayer de traverser la route, on ne veut jamais s’arrêter et on laisse passer les chances d’être quelqu’un de différent, d’avoir des opportunités différentes et de changer, souligne-t-elle.

Une femme devant un mur sur lequel est accrochée une gravure représentant une poule.

Lynn Pelletier Valde présente sa gravure "Flight".

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

De leur côté, les artistes manitobaines Susan Aydan Abbot et Yvette Cenerini sont les auteures d’une installation électrique et photographique.

Les artistes expliquent qu’elles se sont rendues dans un ancien asile de Brandon pour y prendre des photos. Elles ont ensuite travaillé ensemble sur l’installation pour montrer que, tout comme cette photographie de façade si propre et si parfaite, en apparence, nous sommes en réalité composés de nos souffrances et de nos difficultés, selon Yvette Cenerini.

Deux femmes et une installation lumineuse accrochée au mur.

"Looney", installation présentée par Susan Aydan Abbott et Yvette Cenerini

Photo : Radio-Canada

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