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Yanick Dostie-Pouliot est accusé du meurtre d’une octogénaire à Coaticook

Une voiture du Service de police de Sherbrooke devant le palais de justice de Sherbrooke.

Yanick Dostie-Pouliot a comparu mardi au palais de justice de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

René-Charles Quirion

Yanick Dostie-Pouliot, de Coaticook, a été accusé mardi du meurtre au deuxième degré de Jeannine Perron-Ruel, survenu le 2 décembre dernier à Coaticook.

L’individu de 38 ans a brièvement comparu par vidéo devant la juge Claire Desgens, de la Cour du Québec, au palais de justice de Sherbrooke. Il avait été arrêté lundi par le Service des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec (SQ).

Je vais enregistrer un plaidoyer de non culpabilité à ce stade-ci, a mentionné l’avocate Caroline St-André, de l'aide juridique.

La victime, Jeannine Perron-Ruel, a été grièvement blessée le 2 décembre dernier sur la rue de la Rivière, à Coaticook. Elle a par la suite succombé à ses blessures. La femme de 80 ans était la voisine de Yanick Dostie-Pouliot. Ils habitaient le même immeuble.

Pas de remise en liberté

Les enquêteurs ont rencontré divers témoins et effectué des analyses avant de procéder à l'arrestation de Yanick Dostie-Pouliot.

Le procureur aux poursuites criminelles François Houle s’est opposé à la remise en liberté de l’accusé. Celui-ci restera incarcéré jusqu'à sa comparution devant les tribunaux, prévue pour le 13 janvier 2022.

Je veux prendre connaissance de la preuve. Je devrais en avoir possession dès aujourd’hui, a mentionné l'avocate de la défense, Me St-André.

L’accusation de meurtre au deuxième degré est passible de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant une période variant de 10 à 25 ans.

Un drame inquiétant pour les voisins

Entre le jour du drame et la mise en accusation de Yanick Dostie-Pouliot, le quartier s'est beaucoup inquiété, indiquent des voisins.

On avait été avertis de ne pas sortir, de rester chez nous barricadés et de fermer les fenêtres, s'éloigner des fenêtres, on avait été avertis par la police. Je suis vraiment soulagée [qu'il ait été arrêté], souligne Renée Roy, qui vit dans le secteur.

De nombreux résidents connaissaient bien l'accusé. Ils se disent très surpris par les événements. C'est une rue bien tranquille [...] Ça nous a réellement frappés quand on a su, pour la famille et pour lui aussi. La famille de la dame qui s'est fait tuer aussi. Ça a attaqué deux familles au complet. On est bien désolés de ça, soutient Bruneau Riendeau, un homme vivant dans le quartier.

C'est aussi le choc chez l'ancien employeur de Mme Perron-Ruel, qui a travaillé pendant une trentaine d'années chez Couillard Construction, jusqu'en 2018. Francis Brouillard, le vice-président et directeur des ressources humaines de l'entreprise, garde d'excellents souvenirs de son ancienne collègue.

Mme Ruel, c'est la première personne que j'ai formée chez Couillard. J'ai un bon souvenir de Mme Ruel. C'était une personne d'une immense bonté, très très gentille, avenante, toujours travaillante, c'était une très bonne personne. Notre party de Noël va avoir lieu cette fin de semaine, vendredi, donc on va avoir une petite pensée pour elle, indique-t-il.

Jeannine Perron-Ruel laisse dans le deuil son mari et quatre enfants. La famille a indiqué vouloir vivre son deuil dans l'intimité.

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