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Un premier budget Marchand sous le signe de la collaboration

Le maire de Québec est enthousiaste la veille de présenter son premier budget.

Le maire de Québec est enthousiaste la veille de présenter son premier budget.

Photo : Radio-Canada

Le maire de Québec respectera sa promesse de limiter les taxes à l'inflation.

Ne pas dépasser l'inflation annuelle, pour moi, c'est une réussite, affirme le maire de Québec à quelques heures du dépôt du premier budget de son administration.

Maintenir la hausse des taxes à l'inflation était une des promesses de Québec forte et fière (QFF) en campagne électorale. C'était aussi l'engagement de tous les partis, à l'exception de Québec 21.

« Il aurait été facile de justifier qu'on dépasse, parce que, dans les mois d'octobre et de novembre, on constate une inflation qui est galopante. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

L'indice de référence fait état d'un taux d'inflation de 2,2 %. Le maire promet de ne pas aller au-delà.

Course contre la montre

Assermenté il y a trois semaines à peine, le nouveau maire a pris le temps de revoir la proposition budgétaire de la dernière administration et d'y ajouter quelques promesses qu'il avait faites en campagne électorale. Ce sera un budget vert, solidaire et rigoureux, a-t-il décrit.

En raison des délais serrés pour adopter le budget avant le 31 décembre, Bruno Marchand affirme avoir eu une certaine influence sur le budget, sans plus. Ce budget-là n'est pas complètement un budget Québec forte et fière, annonce-t-il.

Ce n'était de toute façon pas son intention. Ce qui m'importe, c'est qu'il y a des idées viennent des différentes oppositions, précise-t-il.

« Quand on va vous présenter ça mardi, vous allez pouvoir voir qu'il y a des idées qui viennent de différents groupes. Pour moi, c'est la plus belle réussite. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Collaboration

Le maire ne veut pas se prévaloir d'une disposition de la loi qui permet de repousser l'adoption du budget au 31 janvier lors d'une année électorale. Pour assurer son adoption, le maire devra compter sur la collaboration d'autres partis à l'Hôtel de Ville.

Bruno Marchand ne vise toutefois pas une adoption du budget à l'unanimité.

Lors de la séance du conseil municipal, le chef de l'opposition officielle a salué l'ouverture du maire dans les discussions qui ont eu lieu au cours des derniers jours.

Claude Villeneuve a plutôt bon espoir. Lors de la dernière campagne électorale, le parti qu'il représente a fait 240 promesses, dont les deux tiers étaient déjà inscrits dans le budget. On n'a pas encore vu tous les documents, mais on est très positif par rapport à ce qui s'en vient.

L'ancien parti de Marie-Josée Savard (EMJS) a priorisé une vingtaine d'engagements, dont de meilleurs investissements dans les arrondissements.

Le chef de l'opposition fait une mise en garde. Il rappelle à la nouvelle administration qu'elle doit respecter le cadre financier mis en place par le maire Régis Labeaume.

Tramway

L'opposition officielle restera également attentive au dossier du tramway. Le projet est inscrit au plan d'investissements quinquennal. Tout recul ou retard sera remis en question.

Si jamais l'administration Marchand mettait un frein sur ce projet-là, ça pourrait nous faire reculer. Mais, on n'est vraiment pas là.

Le maire de Québec a fait une dizaine de propositions en campagne électorale pour améliorer le projet. Il a aussi promis d'imposer une redevance aux nouveaux promoteurs le long du tracé.

On va avoir besoin d'être convaincu, a souligné Claude Villeneuve qui ne s'attend pas à ce que des avancées sur ce point soient faites dans le budget présenté mardi.

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