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Un refuge de jour ouvre enfin ses portes à Yellowknife

Des bâtiments sur un chantier de construction.

Le refuge de jour pour les personnes en situation d'itinérance est situé dans les bâtiments modulaires qui ont servi à un projet de construction routière.

Photo : Radio-Canada / April Hudson

Radio-Canada

Depuis lundi, jusqu’à 45 personnes en situation d’itinérance ont accès à un endroit chaud pendant la journée, après des semaines d’attente et de planification.

Le mois dernier, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a décrété l’état d’urgence local tout en désignant l’emplacement actuel du refuge, l’ancien centre touristique de Yellowknife, situé dans la 49e Rue, afin de paver la voie à cette ouverture.

La mesure extraordinaire faisait suite au refus du conseil municipal de modifier le zonage d'un autre bâtiment de la capitale pour y installer un refuge de jour, un dossier qui divise la communauté depuis des années.

Selon le plus récent rapport « Point in Time », portant sur l’itinérance à Yellowknife, du Bureau de la statistique des Territoires du Nord-Ouest, 312 personnes étaient sans domicile fixe en 2021, soit 1,46 % de la population de cette ville d’environ 21 400 habitants.

Le refuge est ouvert de 7 h à 18 h 30, à l'intérieur des bâtiments préfabriqués qui ont servi aux équipes de construction de la toute nouvelle route Tłı̨chǫ avant d’être déplacés sur le site.

Un refuge de jour au centre-ville offre un endroit chaleureux et sécuritaire, qui plus est, à distance de marche des refuges de nuit. Par ailleurs, cet emplacement central permet d’accéder facilement à d’autres services du centre-ville, a déclaré la ministre de la Santé et des Services sociaux, Julie Green, dans un communiqué.

Le bâtiment, installé au coût de 250 000 $ avec la collaboration d'entreprises privées pour en accélérer l’ouverture, permet aux usagers d’avoir accès à un repas, à des douches et à des machines à laver.

Les frais d’exploitation sont estimés à 175 000 $ par mois.

Le centre, pour lequel la vaccination n'est pas requise, permet de mettre en lien les usagers avec des professionnels de la santé et des services sociaux.

« Nous ne pouvons pas ignorer les conséquences tragiques des pensionnats, dont les effets néfastes perdurent encore. S’occuper de personnes en situation d’itinérance et aux prises avec des problèmes de dépendance fait partie des efforts de réconciliation déployés sur une base continue dans l’intérêt des survivants et de leurs familles. »

— Une citation de  Julie Green, ministre de la Santé et des Services sociaux

Les autorités soulignent que le travail se poursuit pour l’ouverture d’un refuge permanent en 2024.

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