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Polytechnique : le Yukon se rassemble contre la violence fondée sur le genre

Gros plan d'une bougie lors de la cérémonie.

Pour rendre hommage aux 14 victimes de Polytechnique ainsi qu'à toutes les victimes de la violence fondée sur le genre, une cérémonie était organisée à Whitehorse le 6 décembre 2021.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées au parc Rotary de Whitehorse pour la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes 32 ans jour pour jour après le féminicide de masse de l'École Polytechnique de Montréal. Le 6 décembre 1989, un homme avait tué par balles 14 femmes dans l'établissement avant de se donner la mort.

Jeanie McLean, ministre responsable de la Direction de la condition féminine

La ministre Jeanie McLean parle au micro pendant la cérémonie.

Jeannie McLean, ministre responsable de la Direction de la condition féminine.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Après 32 ans, nous sommes [dans le Nord] où la violence est trois fois plus élevée que dans le reste du Canada. Si on est une femme autochtone, ce chiffre est trois fois plus élevé. Alors nous avons encore beaucoup de chemin à faire.


Laurence Rivard , directrice des EssentiElles

Portrait de Laurence Rivard.

Laurence Rivard, directrice des EssentiElles

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Le plus gros enjeu au Yukon pour lutter contre la violence fondée sur le genre, c’est clairement la crise du logement. Il y a des femmes qui vont préférer rester dans une relation violente plutôt que de se ramasser à la rue. C’est un choix cruel qu’on impose à ces femmes. Tant que l'on n'agit pas sur la crise du logement, il va continuer d’y avoir de la violence conjugale, de la violence fondée sur le genre au Yukon.


Véronique Maggiore, directrice par intérim du Victoria Faulkner Women's Centre, au Yukon

Portrait de Véronique Maggiore,.

Véronique Maggiore, directrice par intérim du Victoria Faulkner Women's Centre au Yukon.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

On voit qu’il y a encore beaucoup d'impacts du colonialisme. On vit encore dans un état colonial, et c’est aussi le patriarcat qui est encore imprégné dans notre société et dans nos systèmes politiques. On a vu comment la COVID a eu un énorme impact sur les femmes, une pandémie qui a un impact genré, et ça va continuer. [...] Il faut s’assurer d’être capable de se soutenir en tant que société, les uns les autres, les unes les autres.


Heidi Marion, Yukon Status of Women Council

Plan de Heidi Marion avant la cérémonie d'hommage.

Heidi Marion, du Yukon Status of Women Council.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

C’est une question de solidarité. Nous travaillons sur les problèmes qui touchent les femmes tout le temps et être ici et voir cette belle participation même par -25 °C ça vous aide à aller de l’avant. Nous sommes une équipe. Si nous arrivons à la faire grandir au point qu’elle englobe toute la communauté, nous pourrons mettre fin à violence fondée sur le genre.

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