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Un comité de Toronto demande l’interdiction des robots sur les trottoirs

Les robots de livraison, tel que Geoffrey, le robot de la compagnie Tiny Mile, pourraient être interdits à Toronto. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un comité de Toronto fait pression pour que la Ville interdise la circulation de robots et autres appareils automatisés ou télécommandés sur les trottoirs, les pistes cyclables et les voies piétonnes.

Le Comité consultatif sur l'accessibilité de Toronto demande aux conseillers municipaux de voter mercredi prochain en faveur de l'interdiction de ces appareils.

La recommandation du comité vise à réduire les dangers pour les personnes à mobilité réduite ou à faible acuité visuelle, ainsi que pour les personnes âgées et les enfants, qui peuvent être gênés par des appareils incapables de détecter rapidement leur présence et de les contourner.

La recommandation autorise les dispositifs de mobilité tels que les triporteurs utilisés par les personnes handicapées, mais interdit les robots de livraison de nourriture tels que le robot rose de Tiny Mile, nommé Geoffrey et doté d'yeux en forme de cœur, que certains restaurants de Toronto ont utilisé pour livrer des commandes.

L’entreprise Tiny Mile n'a pas répondu aux demandes de commentaires, mais a fait circuler une pétition sur les médias sociaux. Le libellé de celle-ci affirme qu’une telle interdiction nuirait à l'innovation.

Cependant, le président du comité insiste sur le fait que l'interdiction proposée ne vise pas à étouffer l'innovation, mais plutôt à encourager l'accessibilité.

Nous voulons [permettre à tous de] participer à la vie publique, a déclaré Kristyn Wong-Tam, conseillère municipale, qui représente la région de Toronto-Centre et a récemment présenté une motion demandant l'interdiction.

Les personnes qui sont confrontées à des obstacles, avec des handicaps... Notre travail consiste à nous assurer que cette communauté a une voix au conseil municipal.

Un projet pilote

En septembre, le ministère des Transports de l'Ontario a sollicité des commentaires sur un projet pilote autorisant les appareils de micro-utilité, y compris les robots de livraison personnelle automatisés, à être utilisés sur les trottoirs.

La motion de Mme Wong-Tam fait suite aux discussions que le comité et le personnel de la ville ont eues à ce sujet.

Le concept du projet pilote, qui serait d'une durée de 10 ans, précise que ces appareils ne circuleraient pas à plus de 10 km/h sur les trottoirs, que le nom et les coordonnées de l'opérateur y seraient inscrits et qu'ils seraient équipés de signaux sonores obligatoires, de réflecteurs, de freins, d'une police d’assurance et de l'obligation de céder le passage aux piétons.

Ces mesures ne sont pas suffisantes, a déclaré David Lepofsky, président de l'Alliance pour la Loi sur l'accessibilité pour les personnes handicapées de l'Ontario et professeur invité à la Osgoode Hall Law School.

Il s'inquiète de toutes les situations dangereuses qui pourraient survenir pour les personnes handicapées - et même celles qui ne le sont pas.

Un robot pourrait se trouver sur votre chemin ou se déplacer et devenir un risque de trébuchement. Un robot qui est tombé [en panne] pourrait vous blesser, selon lui.

Si vous avez un chien-guide ou si vous avez un enfant avec vous, ils pourraient aussi être blessés.

Mme Wong-Tam a des préoccupations similaires et pense que si elles ne sont pas abordées rapidement, les entreprises technologiques pourraient continuer à repousser les limites et ces robots pourraient devenir encore plus dangereux.

Une femme pose dans la rue.

Selon Kristyn Wong-Tam, les robots de livraison représentent un danger. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Robert Krbavac

Est-ce que [les robots] vont devenir plus grands et plus larges ?, a-t-elle déclaré.

À moins qu'il n'y ait des réglementations qui nous disent à quelle vitesse ils peuvent fonctionner ou quelle taille ils peuvent avoir, quelle largeur ils peuvent avoir, ils vont juste continuer à aller de l'avant.

Bien que la province envisage de signaler les collisions dans le cadre du projet pilote, M. Lepofsky estime que les piétons auront peu de recours.

Nous ne voulons pas avoir à nous battre contre les robots, une ville après l'autre, dans tout l'Ontario, a-t-il déclaré. C'est déverser un fardeau injuste sur les personnes handicapées.

La motion de Mme Wong-Tam a déjà été approuvée par le comité de l'infrastructure et de l'environnement de la Ville la semaine dernière.

Avec les informations de CBC News

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