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Une cinquantaine de personnes marchent pour dénoncer la violence faite aux femmes à Amos

Des femmes marchent dans une rue d'Amos.

La marche des alliés a pris son envol dans le stationnement de la Maison de la culture d'Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Une marche des alliés contre la violence faite aux femmes a eu lieu lundi midi à Amos.

L’événement clôturait la campagne locale des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes menée par la Maison Mikana, le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel Abitibi (CALACS-Abitibi) et le Centre Femmes Ressources.

C’est pratiquement en silence qu’une cinquantaine de personnes ont arpenté la 1re Avenue, de la Maison de la culture jusqu’au parc Rotary.

Une dizaine de femmes réunies à Amos pour manifester contre la violence faite aux femmes.

La marche a conduit les alliés contre la violence faite aux femmes près de l'œuvre « Embrasure » de l’artiste Ariane Ouellet.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les participants ont arboré un masque médical noir et un ruban blanc, pour marquer le deuil des 18 victimes de féminicides depuis le début de l’année au Québec. Le nom de chacune d’entre elles a été prononcé, puis on a observé un moment de silence, en cette journée anniversaire de la tuerie de Polytechnique Montréal.

C’est une année assez particulière, parce qu’il y a 18 femmes qui sont décédées aux mains d’hommes violents, donc les 18 féminicides dont on entend parler dans les médias. C’est entre autres pour ça qu’on a invité les gens à venir marcher aujourd’hui, en leur mémoire et pour leur rendre hommage, explique Alisée Lemire-Lemay, gestionnaire à la Maison Mikana.

La violence sexuelle

Cette marche servait aussi à dénoncer toutes les violences sexuelles. Pour Andréane Brouard, intervenante communautaire au CALACS-Abitibi, il faut faire plus pour sécuriser les femmes, mais les récentes avancées lui permettent d’être optimiste.

On reconnaît la volonté du gouvernement de mieux accompagner les victimes d’agression à caractère sexuel et de violence conjugale dans le système de justice québécois. On reconnaît aussi le travail exemplaire du comité d’experts et du rapport Rebâtir la confiance qui propose 190 recommandations à cet effet-là, fait-elle valoir.

Alisée Lemire-Lemay et Andréane Brouard s'adressent aux participants de la marche.

Alisée Lemire-Lemay, gestionnaire à la Maison Mikana, et Andréane Brouard, intervenante communautaire au CALACS-Abitibi

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Une marcheuse, elle-même survivante d’agression sexuelle, a du mal à se faire à l’idée qu’il y ait eu 18 féminicides au Québec en 2021.

« C’est 18 femmes assassinées de trop, dit-elle. Et je me dis que j’aurais pu être une de ces femmes-là, ou ma soeur, ma mère, mes amies. Quand je vois ça, je suis vraiment… je ne dirais pas détruite, parce que ça me donne la force aussi de continuer la lutte contre la violence faite aux femmes. »

Elle invite les femmes qui subissent de la violence à ne pas hésiter à aller chercher de l’aide à la Maison Mikana ou au CALACS-Abitibi.

Partenaires et alliés

Parmi les marcheurs, on retrouvait plusieurs partenaires des organismes de lutte contre la violence faite aux femmes. Pauline Kistabish, intervenante en toxicomanie au Centre de santé de Pikogan, tenait à participer à cette marche.

Je trouve important qu’on soit ensemble. Il y a beaucoup d’outils qui se développent ici à Amos, et je crois que nous aussi on a besoin d’être impliqués dans des démarches comme celle-ci. On voit que c’est beaucoup tabou dans notre communauté, mais ce serait bien qu’on commence à développer de quoi sur ça, estime-t-elle.

Pour sa part, Manoé Bernaquez Gareau, d’Espace Abitibi-Est, voulait démontrer sa solidarité. Notre organisme qui travaille en prévention de la violence envers les enfants est un allié de tous les groupes de femmes. Ça nous fait plaisir d’être ici pour la marche, pour la campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes, souligne-t-elle.

Annie Quenneville, responsable, et Sébastien D'Astous lors de la marche à Amos.

La conseillère Annie Quenneville, responsable du dossier de la condition féminine au conseil municipal, et le maire Sébastien D'Astous.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

La Ville d’Amos est quant à elle une ville alliée contre la violence faite aux femmes depuis 2017. Le maire Sébastien D’Astous salue le travail des organismes du milieu et les assure de l’écoute et du soutien de son conseil.

En 2021, c’est totalement inacceptable qu’il y ait encore autant de violence faite aux femmes. La solution passe par l’éducation et par la présence des gens. Il faut dénoncer. Je trouve qu’on a une excellente équipe sur le terrain à Amos, et il faut les encourager, affirme-t-il.

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