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Adriana LaGrange voudrait réinstaurer la Direction de l’éducation française

Adriana LaGrange répond à des questions à un podium.

La ministre de l'Éducation, Adriana LaGrange, étudie la réinstauration de la Direction de l'éducation française au sein de son ministère.

Photo : Radio-Canada / Audrey Neveu

La ministre de l’Éducation, Adriana LaGrange, affirme qu’elle voudrait remettre sur pied la Direction de l’éducation française (DEF) au sein de son ministère. C’est une demande de la communauté francophone depuis son abolition par le gouvernement néo-démocrate en 2017.

La Direction de l’éducation française était la section francophone du ministère de l’Éducation. Après son abolition, la quarantaine d'employés qui y travaillait a été répartie dans les différents ministères du gouvernement.

À l’époque, l’Association canadienne-française de l'Alberta et d’autres acteurs de la communauté francophone craignaient que cette décision nuise à la qualité de l’éducation francophone en Alberta et ne dilue l’expertise francophone en éducation. La communauté a notamment été insatisfaite de la représentation de la perspective francophone dans le nouveau programme scolaire.

La ministre LaGrange dit avoir entendu ces préoccupations. J’ai eu plusieurs discussions avec la communauté francophone, qui m'a dit qu’elle se sentait sous-représentée [au gouvernement], explique-t-elle.

« Nous nous sommes dit que la communauté serait mieux servie en ayant quelqu’un qui supervise la DEF et qui interagisse directement avec la communauté francophone. Ce serait pour le bénéfice de tous. »

— Une citation de  Adriana LaGrange, ministre de l'Éducation de l'Alberta

Elle affirme avoir demandé à son sous-ministre d’explorer toutes les options de structures possibles pour la nouvelle Direction de l'éducation française. Nous voulons nous assurer d'avoir les bons employés pour remplir ces postes, mais cela se fera rapidement, affirme Adriana LaGrange.

Elle dit qu'elle a mentionné, pour la première fois, l'idée avec la communauté la semaine dernière lors de l'assemblée générale annuelle de la Fédération des conseils scolaires francophones de l'Alberta.

L’ACFA est heureuse de ce développement qu’elle réclamait. L'ACFA se réjouit que les préoccupations de la communauté francophone aient enfin été entendues par la ministre LaGrange et voit d'un œil favorable la réinstauration de la Direction de l'éducation française. L'ACFA espère toutefois que le sous-ministre travaillera conjointement avec la Fédération des conseils scolaires francophones de l'Alberta afin de s'assurer que la structure choisie réponde véritablement aux besoins, affirme la présidente provinciale de l'ACFA, Sheila Risbud.

Accueil favorable du Nouveau Parti démocratique

La chef adjointe du Nouveau Parti démocratique, Sarah Hoffman, rappelle qu'en abolissant la Direction de l'éducation française l’intention du gouvernement néo-démocrate n’était pas de nuire à la communauté francophone, mais de renforcer son pouvoir en plaçant des francophones dans chaque ministère.

Toutefois, elle reconnaît que cela pourrait ne pas avoir fonctionné comme prévu et encourage Adriana LaGrange à suivre l’avis de la communauté francophone.

Si la communauté francophone nous dit autre chose, nous devons l’écouter, affirme Sarah Hoffman. Elle insiste sur l’importance de la communauté francophone de se faire entendre dans l’élaboration du nouveau programme scolaire, qu’aucun conseil scolaire francophone n’a accepté de tester lors d’un projet pilote en classe.

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