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Le docteur Ildebert Huard se défend d’avoir agressé sexuellement des patientes

Huit femmes qui ont fréquenté sa maison de thérapie affirment y avoir été victimes d'attouchements sexuels.

L'homme et la femme marchent côte à côte en direction de la salle.

Ildebert Huard a fait son entrée dans la salle d'audience, avec son avocate Me Susan Corriveau.

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

Le docteur Ildebert Huard, qui est accusé d'avoir agressé sexuellement des patientes de sa maison de thérapie, réfute toutes les allégations.

D'une voix forte et assurée, l'homme de 92 ans a commencé à témoigner, lundi, au palais de justice de Québec.

Le fondateur de la Villa Ignatia jure qu'il n'a jamais commis les gestes qui lui sont reprochés par huit femmes.

Le centre Villa Ignatia de l'extérieur.

Le centre de thérapie Villa Ignatia de Québec accueille des personnes aux prises avec des problèmes de dépendance. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Jamais, jamais, j'aurais fait ça, a-t-il souvent répété, disant avoir toujours traité les femmes avec respect.

Les plaignantes ont raconté comment le docteur Huard leur aurait fait, à différentes occasions, des attouchements indésirables.

Si Ildebert Huard nie tout geste de nature sexuelle, il admet avoir pu toucher la cuisse ou l'épaule des patientes pour tisser un lien, dans le cadre d'un processus thérapeutique.

« Ce n'est pas sexuel, c'est par amitié. »

— Une citation de  Ildebert Huard, accusé

Son avocate, Me Susan Corriveau l'a aussi questionné sur ses problèmes de visions. Aveugle de naissance d'un œil, il dit avoir une très faible vision de l'autre.

On peut toucher à quelqu'un pour s'orienter, a fait valoir le nonagénaire qui se déplace sans canne.

Une des plaignantes avait affirmé avoir été surprise lorsque le docteur lui avait agrippé une fesse alors qu'elle attendait dans la file à la cafétéria.

Un homme avec une cravate et une chemise blanche est au haut d'un escalier, près d'une rivière.

Ildebert Huard a fondé la Villa Ignatia en 1983. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Des plaignantes ont aussi dénoncé les nombreuses questions indiscrètes qu'Ildebert Huard aurait posées, concernant leur vie sexuelle.

Le docteur Huard a indiqué qu'il fallait faire l'inventaire des problématiques des patientes à leur admission, pour bien encadrer leur thérapie. Il a fait remarquer qu'une sexologue travaillait d'ailleurs à la Villa Ignatia.

Conflit

Dans les mois qui ont précédé son arrestation, Ildebert Huard dit avoir vécu des différends avec certains thérapeutes. Selon lui, certains membres du personnel thérapeutique n'étaient pas d'accord avec son approche thérapeutique.

On ne traite pas un toxicomane comme une poupée, on le traite comme un soldat, a martelé l'accusé.

Son contre-interrogatoire va se poursuivre mardi.

La conjointe du docteur Huard, qui a repris les rênes de la maison de thérapie située en bordure du lac Saint-Charles, doit également témoigner pour la défense.

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