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CPE : grève illimitée au SQEES-FTQ jeudi, LeBel parle d’offres historiques

Une dizaine d'éducatrices manifestent depuis ce matin près d'une installation à Saguenay.

Quelque 400 CPE du Québec observent une grève générale illimitée. D’autres devraient suivre le mouvement jeudi prochain.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

La Presse canadienne

Une troisième organisation syndicale, le Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), prévoit déclencher une grève illimitée à compter de jeudi dans les centres de la petite enfance (CPE).

Le Syndicat québécois des employés de service prévoit maintenant lui aussi déclencher sa grève illimitée jeudi, en même temps que la Fédération des intervenantes en petite enfance (FIPEQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), si aucune entente n'est conclue d'ici là.

À compter de jeudi, ce serait donc les trois organisations syndicales qui représentent des travailleuses dans les centres de la petite enfance qui seraient en grève illimitée, puisque les membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le sont déjà depuis mercredi dernier.

Sonia LeBel donne un point de presse à l’Assemblée nationale. Elle se tient debout, derrière un lutrin et devant des drapeaux du Québec.

Sonia LeBel, présidente du Conseil du Trésor, affirme qu’il n’y a « aucune raison valable » pour que le gouvernement et les syndicats de travailleuses de CPE ne puissent pas arriver à s’entendre.

Photo : Radio-Canada

Des offres historiques

Par ailleurs, en entrevue au 98,5 FM, la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, a dit trouver aberrant que la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la Confédération des syndicats nationaux, en soit rendue à une grève illimitée, alors que Québec a déposé des offres historiques d'augmentations de salaire.

La ministre a précisé que les augmentations qu'elle offre atteignent maintenant 18 à 20 % sur trois ans pour les éducatrices et environ 11 % pour les employés de soutien dans les Centres de la petite enfance.

Elle a réitéré que son offre signifie 30 $ l'heure au maximum de l'échelle pour les éducatrices, soit au 12e échelon.

Pas tous les syndicats pareils

La ministre a souligné que les demandes des syndicats de la Centrale des syndicats du Québec et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec étaient plus raisonnables que celles de la Confédération des syndicats nationaux, qui sont au plafond.

À part la Confédération des syndicats nationaux, on est sur la même piste de danse avec les autres, a conclu la ministre LeBel.

La Confédération des syndicats nationaux maintient sa demande d'avoir des augmentations similaires aux éducatrices pour les employés de soutien dans les Centres de la petite enfance, ce qui n'est pas le cas pour les deux autres organisations syndicales, a affirmé la ministre.

Contactée après les affirmations de la ministre LeBel, la Confédération des syndicats nationaux a nié avoir les mêmes demandes pour les employés de soutien que pour les éducatrices et a nié qu'elle réclame de 18 à 20 % d'augmentations sur trois ans pour ceux-ci. Mais elle n'a pas voulu dire combien elle revendique au juste.

Pas de loi spéciale ni d'intervention de Legault

La ministre LeBel a encore une fois écarté l'idée de déposer une loi spéciale pour mettre fin à la grève illimitée. Une loi spéciale est un dernier recours absolu, a-t-elle lancé.

Elle a dit croire encore à la possibilité d'une entente avec les organisations syndicales, même après plusieurs mois de négociation. Je ne peux pas croire qu'on n'y arrivera pas.

D'ailleurs, encore lundi, la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec et la Fédération de la santé et des services sociaux étaient assises à la table de négociation avec les représentants gouvernementaux. Le Syndicat québécois des employés de service négociera de nouveau mercredi.

La ministre a également écarté l'idée que le premier ministre François Legault se mêle maintenant du dossier, comme l'ont demandé dimanche les partis d'opposition et le regroupement des syndicats, lors d'une conférence de presse conjointe.

Elle a expliqué que le premier ministre était déjà au fait des enjeux et qu'elle l'en informait régulièrement.

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