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Terrasses à Ottawa : vers une pérennisation des assouplissements liés à la pandémie

Une serveuse portant le masque discute avec deux clientes.

Prises d'assaut l'été dernier, les terrasses commerciales ont été au cœur des échanges du comité de l'urbanisme d'Ottawa, lundi. Les règlements établis dans le contexte de la pandémie et auxquels elles sont assujetties pourraient perdurer (archives).

Photo : Radio-Canada / Mathieu Theriault

Radio-Canada

Façonné par le contexte de la COVID-19, le nouveau visage des terrasses commerciales de la capitale nationale pourrait se maintenir dans les années à venir. Les règles établies durant la pandémie devraient rester permanentes, a proposé le comité de l’urbanisme de la Ville d’Ottawa, lundi.

Adoptée à l'unanimité, la proposition vise à modifier le règlement de zonage pour pérenniser une partie des règles assouplies relativement à l'aménagement et à l’emplacement des terrasses commerciales extérieures, adoptées au plus fort de la pandémie.

Le règlement temporaire, approuvé par le conseil en juillet 2020, avait éliminé les zones de séparation obligatoires de 30 mètres et de 75 mètres entre les terrasses et les zones résidentielles, selon que ces terrasses sont ou non dissimulées.

Autre règle alors assouplie : les terrasses pouvaient empiéter sur les places de stationnement, sans toutefois atteindre les places accessibles.

Les changements ont offert une bouée de sauvetage aux entreprises qui se sont retrouvées dans des situations désespérées en raison des restrictions liées à la COVID-19, a déclaré le gestionnaire de programme à l’unité de zonage et de l’interprétation de la Ville, David Wise, lors d’une réunion virtuelle tenue lundi.

Les règles prépandémiques impliquaient l’impossibilité pour de nombreux restaurants et bars, situés sur les principales artères de la ville, de proposer un service à l'extérieur de leurs murs.

Il s’agissait d’un obstacle réglementaire qui empêchait les petites entreprises d’améliorer la qualité de vie le long de nos rues, a déclaré M. Wise au comité.

Préoccupations au sujet du bruit

L’amendement proposé implique que les terrasses situées à moins de 30 mètres d’une zone résidentielle devront installer un écran visuel, et ne pourront pas être dotées d’un système de sonorisation amplifié pour diffuser de la musique.

Depuis l’introduction des changements, les résidents ont déposé 13 plaintes au service des règlements municipaux de la Ville, pour des motifs de bruit, d’accessibilité des trottoirs et de structures potentiellement illégales comme des tentes dressées sur les terrasses, selon le rapport diffusé lundi.

Certains résidents se sont peut-être abstenus de déposer une plainte officielle afin de ne pas indisposer des entreprises déjà préoccupées par leur survie, a déclaré la présidente du Centre communautaire Hintonburg, Cheryl Parrott.

Mme Parrott a déclaré essentiel que les écrans installés pour dissimuler les terrasses servent aussi de barrières au bruit - en particulier lorsque les clients accueillis seront plus nombreux l’été prochain, avec des heures d’ouverture étendues.

Plus d’agents de réglementation seront nécessaires pour gérer ces plaintes, a-t-elle ajouté.

L’amendement portant sur le règlement de zonage a bénéficié de quelques améliorations, y compris une disposition pour que le personnel élabore un document de bon voisinage à l'intention des propriétaires de terrasses commerciales, sur des sujets tels que les écrans et le bruit.

Il sera soumis à l’approbation finale du conseil municipal, mercredi.

Avec les informations de Trevor Pritchard, CBC

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