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L’arrivée de l’hiver ne refroidit pas le marché immobilier albertain

Panneau indiquant la propriété est vendue en anglais.

En novembre 2021, les ventes de maisons ont augmenté de 41 % à Calgary par rapport à novembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Les ventes de propriétés ralentissent habituellement à la fin de l’automne, mais 2021 continue de faire figure d’exception. Les acheteurs ont afflué sur le marché immobilier albertain en novembre, ce qui a à nouveau fait grimper les prix.

À Calgary, le nombre de ventes de janvier à novembre cette année a surpassé de près de 75 % les ventes durant la même période l’année précédente.

C’est une très bonne année, résume l’agent immobilier de CIR Realty Yanick Harrison. Il y a beaucoup de gens qui sont venus de l’extérieur, des gens du Québec et de la Colombie-Britannique.

Yanick Harrison est devant une maison qu'il vend comme agent immobilier.

L'agent immobilier Yanick Harrison aimerait un peu de plus de choix pour ses acheteurs et pour équilibrer le marché.

Photo : Radio-Canada

Selon l’économiste du Calgary Real Estate Board Ann-Marie Lurie, le nombre de résidences en vente n’arrive pas à suivre la demande, ce qui, sans surprise, contribue à augmenter les prix. Une maison s’est négociée en moyenne 542 600 $ à Calgary, soit 11 % de plus qu’en novembre 2020.

Cette vigueur inhabituelle en cette saison viendrait en partie des taux d’intérêt, selon Mme Lurie. Il y a beaucoup de discussions autour d’une future augmentation des taux d’intérêt l’année prochaine. Les inquiétudes autour de l’inflation et des taux d’emprunt plus élevés ont créé un sentiment d’urgence chez les acheteurs, explique-t-elle.

Offres multiples et surenchère

La pandémie et le télétravail auraient également suscité des envies de grandeur et d’espace chez les acheteurs, et pour l’instant, cela se vérifie encore dans la clientèle de M. Harrison.

Dans les villes aux alentours de Calgary, le nombre d’achats a largement dépassé le nombre de propriétés en vente. Les ventes à Cochrane, une communauté à l’ouest de Calgary, par exemple, représentent le double des tendances à long terme.

J’ai vu un couple qui cherchait une propriété cet été et il a fallu cinq offres avant qu'il y en ait une d'acceptée. Donc, c’est très stressant pour les acheteurs, raconte M. Harrison. Pour une maison détachée, intéressante, qui vaut dans les 400 000 à 600 000 $, il faut s'attendre à beaucoup de compétition.

« En tant qu’acheteur, vous pouvez vous attendre à visiter deux, trois, quatre maisons et à faire deux, trois, quatre offres sans succès à l’achat. »

— Une citation de  Yanick Harrison, agent immobilier

L’agent immobilier constate que la bonne santé des ventes de maisons fait ricochet sur d’autres segments du marché. Maisons mitoyennes, maisons de ville et même appartements, pour tous, les ventes et les prix ont augmenté.

À Edmonton, le marché favorise aussi les vendeurs, même si les prix n’ont pas autant augmenté. J’ai eu mes deux plus grosses années en ventes, constate l’agente immobilière de Realty One Group Metro Vanessa Landry.

La demande est là, et l’inventaire n’est pas assez haut. Preuve de cette bonne santé : la jeune femme a trois prises de possession prévues pour le 21 décembre.

2022 tout aussi prometteur

Ni le marché d’Edmonton ni celui de Calgary ne subissent toutefois la surenchère de Toronto et Vancouver. Les multiples offres ne font augmenter les prix que de 10 000 à 15 000 $, selon Mme Landry. 

En ce moment, il y a toujours des offres multiples dans certains quartiers et à un certain prix. Par exemple, dans le sud de la ville [Edmonton], dans la fourchette des 300 000 à 400 000 $, il y a peu de choix et pas mal d’acheteurs en recherche. Donc, quand il y a une bonne offre qui sort, tous les acheteurs se précipitent, explique-t-elle.

Vanessa Landry pose dans une salle de bains.

Vanessa Landry est agente immobilière depuis cinq ans à Edmonton.

Photo : Sung Shem

L'année 2022 lui apparaît tout aussi prometteuse. L’agente immobilière a déjà des clients qui ont reporté leur décision de vendre au printemps prochain.

L’économiste Ann-Marie Lurie est aussi optimiste. Nous avons encore un taux de chômage élevé, mais certains secteurs embauchent. Cela accroît ma confiance dans notre économie. [...] Il y a un bon élan et je pense que cela contribuera à une demande forte l’année prochaine, conclut-elle.

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